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Meet Gadi Maciaq

As one of the world’s greatest writers named Emile Zola said, « In my view, you cannot claim to have seen something until you have photographed it. » Photography and fashion are two disciplines that contain a fairly significant correlation by having a common point that is visual. We are proud to introduce you this amazing Haitian photographer. Meet Gadi Maciaq!

Comme disait l’un des plus grands écrivains du monde dénommé Emile Zola, «A mon avis, vous ne pouvez pas dire que vous avez vu quelque chose à fond si vous n’en avez pas pris une photographie.»  La photographie et la mode sont deux disciplines qui contiennent une corrélation assez importante en possédant un point commun qui est le visuel. Nous sommes fiers de vous présenter ce photographe. Faisons connaissance avec Gadi Maciaq!

His name is Gadi Maciaq, born and raised in Cap-Haitien, on October 19th, 1984. Maciaq currently resides in Port-au-Prince with his wife and son.  In 2005, Maciaq started working as a graphic designer, which has always been a dream of his. As a graphic designer,  Maciaq was doing a lot of photo retouching until a friend advised him to further his skills by taking photography classes. « ..By that time my passion for photography couldn’t stop, I wanted to learn more”, Maciaq tells us. In 2011, Maciaq attended Centre d’Etudes Photographiques et Cinématographiques (CEPEC) to nourish his passion for the arts.  Although Maciaq attended CEPEC, the work that we all have been privileged to see is that of a self-taught photographer. Maciaq’s work as a photographer started 6 years ago but he decided to take a break to master his work by self-teaching with the internet as a guide.

Son nom est, Gadi Maciaq, né et élevé  au Cap-Haïtien, le 19 octobre 1984. Maciaq réside actuellement à Port-au-Prince, avec sa femme et son fils. En 2005, Maciaq a commencé à travailler en tant que graphiste, ce qui a toujours été son rêve. Maciaq faisait beaucoup de retouche photo jusqu’à ce qu’un ami lui conseille d’approfondir ses compétences en prenant des cours de photographie. «… A cette époque, ma passion pour la photographie ne pouvait pas s’arrêter, je voulais en savoir plus » nous a t’il confié. En 2011, Maciaq a participé au centre d’Etudes photographiques et cinématographiques (CEPEC) pour nourrir sa passion pour les arts, et commencé à suivre des cours sur la photographie. Bien qu’il ait suivi des cours à CEPEC, le travail que nous avons tous eu le privilège de regarder est celui d’un photographe autodidacte. La tâche de Maciaq en tant que photographe a commencée  6 ans de cela, après cela il a décidé de prendre une pause pour maîtriser son travail par l’auto-apprentissage avec l’Internet comme  guide.

From day one Maciaq had the support of his family and friends, who have always encouraged him to pursue his career in photography. He names a few people that were always encouraging him, which are Christina Rémy, Persona H. Junior, and Georges Emmanuel.He states that these individuals were the reason why he became a better photographer. “I couldn’t make it without their support,” he tells us.

Dès le premier jour Maciaq avait le soutien de sa famille et ses amis.  Il nomme quelques personnes qui l’on souvent encouragé, tels que: Christina Rémy, persona H. Junior et Georges Emmanuel.  Il affirme que ces personnes étaient la raison pour laquelle il est devenu un meilleur photographe. «Je ne pouvais pas le faire sans leur soutien», nous dit-il.

Like any career, Maciaq faced some difficulties at the beginning where he had a hard time finding people who were willing to let him photograph them for practice. Being new to photography, he did not yet have a reputation or much experience. With a great influence and reputation on social media, Maciaq now has the confidence to ask anyone to be his muse.  “I remember the first time that I posted something on social media, I had people asking me to take their pictures for weddings or portraits” he states.

Comme toute carrière, Maciaq a confronté quelques difficultés au début, il a eu du mal à trouver des modèles qui étaient disposés et disponibles pour les prises de photos pour la pratique, étant donné il était encore un débutant. Avec une grande influence et la réputation sur les médias sociaux, Maciaq a maintenant la confiance de demander à quiconque d’être sa muse.  « Je me souviens après ma première poste, j’ai eu des gens me demandant de prendre leurs photos pour leur mariage ou portrait », déclare t’il.

When asked about what made him unique from other photographers, Maciaq simply stated that it was his passion for the arts. “For me life is art”, he tells us. “I’m not going to say that I’m unique and also the most brilliant photographer out there but I believe it is the passion to create that has allowed my work to compete in the industry ». Passion for the arts is built in Maciaq, he could not imagine doing anything else. As for his favorite area of photography, he tells us that he loves taking fashion portraits and wedding photographs.When doing what he loves best, he uses Nikon. Although Maciaq first started his career with a Sony camera, Nikon is what he finds suits him. “I switched to Nikon because I liked their system…for me, it’s very user-friendly”. When it comes to editing software, Maciaq trusts photoshop, Lightroom and he’s currently learning Capture One.

Interrogé sur ce qui l’a rendu unique par rapport aux autres photographes, Maciaq a simplement déclaré que c’était sa passion pour les arts. « Pour moi, la vie est l’art », il nous dit. «Je ne vais pas dire que je suis unique et aussi le photographe le plus brillant, mais je crois que c’est la passion de créer qui a permis à mon travail de rivaliser dans l’industrie». La passion pour les arts est construite en Maciaq, il ne pouvait pas s’imaginer à faire une autre chose. Quant à son domaine  dans la photographie, il préfère des portraits fashion et les séances de photos de mariage. En faisant ce qu’il aime le mieux, il utilise Nikon. Bien que Maciaq d’abord a commencé sa carrière avec un appareil photo Sony, Nikon est son appareil favori. « Je suis passé à Nikon parce que j’ai aimé leur système … pour moi c’est facile a utiliser « . Quand il s’agit de logiciels qu’il utilise pour éditer les photos, Il a confiance en Photoshop, Lightroom et il est actuellement en apprentissage de Capture One. 

In a country like Haiti, many people try to find anything to make a living even if it means doing something that is not passion driven. To Maciaq, being a photographer in Haiti nowadays is to work harder to stand out because, in his own words, “everyone is a photographer”. It is a great thing that the industry is growing but Maciaq believes that there are too many pretenders. “…by the time they have money to buy a DSLR, they call themselves a photographer,” he says. Maciaq emphasizes on learning the basics of photography and working hard to create a vision as an artist. Photography can be profitable in Haiti if only schools were established to have young people learn it as a career. “But sadly photographers aren’t paid enough for their passion” according to Maciaq.

 Dans un pays comme Haïti, beaucoup de gens essaient de trouver quelque chose pour gagner leur vie, même si cela signifie faire quelque chose qui n’est pas motivé par la passion. Pour Maciaq, être un photographe en Haïti de nos jours n’est pas facile, il faut travailler dur pour être vue parce que, dans ses propres mots, «tout le monde est un photographe». C’est une grande chose que l’industrie est en croissance, mais Maciaq croit qu’il-y-a de nombreux prétendants. «… au moment où ils ont de l’argent pour acheter un DSLR, ils se croitent un photographe», dit-il. Maciaq met l’accent sur l’apprentissage des bases de la photographie et de travailler dur pour créer une vision en tant qu’artiste. La photographie peut être profitable en Haïti si seulement des écoles ont été établies pour apprendre les jeunes  qu’il s’agit d’une carrière. « Mais  malheureusement, les photographes ne sont pas assez payés pour leur passion », selon Maciaq.

Maciaq realizes and appreciates the growth of the Haitian Fashion industry. There is also a lot of new competition but Maciaq is fearless. He has no regrets and cherishes every moment of the industry. He is glad to have worked with the different makeup artists, models, and designers in the fashion industry. “In a way or another I learn from them…” he says. As for his fellow photographer peers, he is inspired by Rafaël Castera, René Durocher, Hugue Robert Marsan and Edz the Artist.

Il apprécie la croissance de l’industrie de la mode haïtienne. Il-y-a aussi beaucoup de nouvelles compétitions, mais Maciaq est sans peur. Il n’a aucun regret et embrasses chaque instant de l’industrie. Il est heureux d’avoir travaillé avec les différents artistes de maquillage, modèles et designers dans l’industrie de la mode.D’une manière ou d’une autre j’apprends d’eux …» dit-il. Quant à ses pairs photographes, il s’inspire de Rafaël Castera, René Durocher, Hugue Robert Marsan et Edz the Artist.

According to Maciaq he wouldn’t change anything in the industry because everyone has a different perspective on art. But one thing for sure, he believes that there needs to be more professionalism. “The way you present your work is what people are going to think that you can deliver” Maciaq boldly states. A book is always judged by its cover in this industry.

Selon le Photographe il ne changerait rien dans l’industrie parce que chacun a une perspective différente sur l’art. Mais une chose à coup sûr, il croit qu’il doit y avoir plus de professionnalisme. «C’est la façon dont vous présentez votre travail qui dit ce que vous pouvez offrir». Un livre est toujours jugé par sa couverture dans cette industrie.

In conclusion, Maciaq has truly contributed in the evolution of fashion in Haiti. As an inspiration to the Haitian youth, he advises young people to not practice the craft negligently. This is not just a hobby it is art and it requires constant learning. He advises photographers, makeup artists, models and anyone that may be inspired, that « interest in a craft is not enough » but endless practice will be the key to success.

En conclusion, Maciaq a vraiment contribué à l’évolution de la mode en Haïti. En tant qu’inspiration pour la jeunesse haïtienne, il conseille aux jeunes de ne pas pratiquer le métier par négligence car ce n’est pas seulement un passe-temps, c’est un art qui nécessite un apprentissage constant. Aux photographes, artistes de maquillage, modèles et à tous ceux qui peuvent être inspirés par la mode; il leur dit que «l’intérêt pour un métier n’est pas assez», mais la pratique sans fin sera la clé du succès.

MORE OF GADI MACIAQ’S WORK

 

How Can You Reach This Photographer  

Instagram : https://www.instagram.com/maciaq84/

Facebook  :https://www.facebook.com/gadi.maciaq

Bookings  :  info@gadimaciaq.com

Meet Suzana Sampeur

Suzana Sampeur was born on September 17, 1995,  she is 22 years old. She is the youngest of a family of 7 children. Currently, Suzana is a student in the management of financial institutions. From an early age, Suzana always loved modeling, but she did not want to get into the business because it seemed like a restricted environment. She dreamed of becoming an international model to work with Victoria Secret, Calvin Klein, Louboutin, Channel, Moschino, Tom Ford, etc.  As she grew up, she figured that it was difficult, if not impossible. She met many people who wanted to work with her, but she never accepted. Until the age of 19, she finally met Kemissa Racine who convinced her and from there she agreed to launch in the field.

Suzana Sampeur est née le 17 Septembre 1995,Elle est la benjamine d’une famille de 7 enfants. Actuellement, Suzanna est étudiante en gestion des institutions financières.Dès son jeune âge, Suzana a toujours adoré le mannequinat, mais elle ne voulait pas se lancer dans l’activité parce qu’elle ne voulait pas évoluer dans un cadre restreint. Elle rêvait de devenir un mannequin international pour travailler avec Victoria Secret, Calvin Klein, Louboutin, Channel, Moschino, Tom ford, etc… grandissant elle a fini par réaliser que c’était extrêmement difficile pour ne pas dire impossible. Elle a rencontré beaucoup de gens qui voulaient travailler ave elle, mais n’a jamais accepté.  Jusqu’à l’âge de 19 ans, elle a finalement rencontré Kemissa Racine qui l’a convaincue et c’est à partir de ce moment qu’elle a accepté de se lancer dans le domaine.

According to her, she always had a great passion for everything related to fashion. Suzana used to watch Miss Video Max and seeing the girls gave her a source of inspiration and motivation. As she grew up, she became acquainted with Miss Haiti, which she thought was much more interesting. She knew that at least she might become an icon and one of the important people working towards the development of her country. 

Selon ses dires, elle avait toujours eu une grande passion pour tout ce qui était relié à la mode. Suzana avait l’habitude de regarder Miss Vidéo Max, en voyant ces filles, ça lui avait donné une source d’inspiration et de motivation. En grandissant, elle a découvert Miss Haïti qu’elle a jugé beaucoup plus intéressant, car elle a pensé que ce concours pourrait lui donner l’occasion de devenir une icône et l’une des pierres du développement de son pays.

On stage, as a Miss, especially abroad, Suzana feels very responsible because she represents an entire nation and must give the best of herself to valorize her homeland. Listening to Suzana, as a model, she feels free, because she can express everything by means of her expressions. Participating in a beauty contest, according to Suzana, is similar to going to school; « we learn a lot of things, everything related to beauty, fashion, hygiene care, how to behave in society, how to talk, the techniques of protocol. We would eventually learn the things we did not know, from each person. All in all, it’s a pretty interesting experience. »

Sur un podium, en tant que Miss, surtout à l’étranger, Suzana s’est sentie très responsable parce qu’elle représentait toute une nation et devait donner le meilleur d’elle-même pour valoriser sa patrie. A entendre Suzana, en tant que mannequin, elle se sent très libre, car elle peut tout exprimer au moyen de ses expressions.Participer à un concours de beauté, selon Suzana, c’est similaire à une école; « On nous apprend plein de choses, tout ce qui a trait à la beauté, à la mode, les soins d’hygiène, comment se comporter en société, comment parler, les techniques de protocole. On finit par apprendre de chaque personne une chose que l’on ignorait. Somme toutes, c’est une expérience assez intéressante. »

Suzana is not only a Model and Miss World Haiti 2016, but she is a humanitarian. She is aware of her country’s current economic status so she does her part. She has donated to many organizations in Haiti. She is a lover of the elderly and children. She is not only beautiful on the outside but also amazing on the inside. Suzana has donated food, clothing, and school supplies to both the elderly and children in need. She knows that the elderly have worked hard throughout their lifetime and the children are the future so we must take good care of them.

Suzana n’est pas seulement un modèle et Miss World Haïti 2016, mais elle est humanitaire. Elle connaît le statut économique actuel de son pays, alors elle fait sa part. Elle a fait don à de nombreuses organisations en Haïti. Elle a un amour tout particulier pour les personnes âgées et lesenfants. Elle n’est pas seulement belle à l’extérieur, mais elle est aussi incroyablement belle à l’intérieur. Suzana a l’habitude de faire don de nourritures, de vêtements et de fournitures scolaires aux personnes âgées et aux enfants dans le besoin. Elle sait que les personnes âgées ont travaillé dur pendant leurs vies et que les enfants sont l’avenir, alors elle pense qu’on doit prendre soin d’eux.

Her first model, as she always says, is her mother because she does not know two women as brave and Suzana already knows that she carries these traits. Besides her mom, Lupita N’yongo, whom Kemissa Racine introduced to her, and after she read her story, immediately Suzana saw herself in her, not only in her physical appearance but also in her dedication and courage. Her family has always been a great support because her mother, her sisters, her brothers, and her friends not to mention her cousins have always supported her in everything she undertook. She says she could not have such a perfect entourage. Until now, she can not mention bad memories, but her first time on stage was one of her good ones.

Son premier modèle, comme elle le dit toujours, c’est sa mère parce qu’elle ne connait pas une autre femme aussi courageuse qu’elle et Suzana sait déjà qu’elle lui ressemble sur ce point-ci. Mais après, c’est Lupita N’yongo dont Kemissa Racine lui a parlé et quand elle a lu son histoire, elle s’est reconnue immédiatement à travers elle, pas seulement dans l’apparence physique mais aussi pour son dévouement et son courage.Sa famille a toujours été d’un grand support parce sa mère, ses sœurs et frères, sans oublier ses cousins l’ont toujours supporté dans tout ce qu’elle entreprend et aussi ses amis. Elle affirme qu’elle ne pourrait pas avoir un entourage aussi parfait que ça. Jusqu’à présent, elle ne peut pas mentionner de mauvais souvenirs, mais sa première fois sur scène fut l’un de ses bons moments.

After Miss Haiti, she participated in 2 competitions: « Reina Mundial feel Banano » which was done in Ecuador where she won the « Best Face » prize and finished 3rd runner-up. The other contest was Miss World in Washington, USA.

Après Miss Haiti, elle a participé à 2 concours : « Reina Mundial fel Banano» qui se faisait en Equateur où elle a remporté le prix du « Best face » et fini 3e Dauphine. L’autre concours, c’était Miss World en Washington, USA.

Her makeup routine is very simple, she accentuates on her eyebrows, she puts a little mascara and then a lipstick, usually red, because that’s her favorite color.  According to Suzana, beauty is the most natural thing that can exist on earth, everyone has a different beauty, so it is important to be yourself. Understanding  Suzana,  modeling is not profitable because the Haitian people give little importance to fashion and she thinks that modeling can help us because everything that can sell on the international market can help a country develop. Suzana constantly dreams of being a Victoria’s Secret model and of taking pictures with Moschino or Tomford.

Sa routine de maquillage est très simple, elle définit mieux ses sourcils, après elle se met un peu de mascara et puis un rouge à lèvres, le plus souvent rouge, car c’est sa couleur préférée en rouge à lèvres. Selon Suzana, la beauté est la chose la plus naturelle qui puisse exister sur terre, chacun a une beauté différente, donc il suffit d’être soi même.Selon Suzana, en Haïti, le mannequinat n’est pas rentable parce que le peuple haïtien ne fait pas la mise en valeur de la mode et elle pense que le mannequinat peut nous aider parce que toute chose qui peut se vendre sur le marché international peut aider au bon développement d’un pays.Suzana continue de rêver de défiler en tant qu’égérie de Victoria Secret et d’avoir des prises de photo avec Moschino ou Tomford.

According to Suzana, to be Miss Haiti, one does not only need to know how to walk but must have a lot of intelligence, potentiality, and self-esteem, so she thinks that a young person who cultivates these things can also be a Miss Haiti.  And finally, as she always mentions, there are 3 things that can lead you on the path of success in life: having a lot of discipline, being always positive and having a lot of self-confidence.

Selon Suzana, pour être Miss Haiti, il ne suffit pas seulement de savoir défiler, mais il faut surtout avoir beaucoup d’intelligence, de potentialité et d’estime de soi,  donc elle pense qu’une jeune qui cultive ces choses là peut être aussi une Miss. Et pour finir, comme elle le mentionne toujours, il y a 3 choses qui peuvent vous amener sur le chemin de la réussite dans la vie : avoir beaucoup de discipline, être toujours positif et  avoir beaucoup de confiance en soi.

Want more of Suzana?

Meet David Andre

Often called provocative, unpredictable, and inventive, he is a well-known Haitian clothing designer with 19 years of experience. Speaking of provocative, he is the first Haitian designer to have female models walk the runway topless and male models walk in G-strings for an underwear fashion show. His name is David Andre, born in Haiti on July 17th, 1979. He currently resides in Haiti, although David considers himself a citizen of the world with a career that has brought him all over the globe.  After his classical studies, David Andre decided that he wanted to purse his dreams in fashion which he always had since childhood. He attended the Academy Faith Verona in Haiti, where he began taking classes in Sketching, and pattern making. He also attended Formamod, a top fashion school in Paris.

Souvent appelé provocateur, imprévisible et inventif, il est un célèbre designer Haïtien de vêtements avec 19 ans d’expérience. Parlant de provocateur, il est le premier designer Haïtien à avoir des modèles féminins parcourant la piste en topless et les modèles masculins se promenant dans G-strings pour un défilé de mode pour les sous-vêtements. Il s’appelle David André, né en Haïti le 17 juillet 1979. Il réside actuellement en Haïti, même s’il se considère comme un citoyen du monde (cosmopolite) étant donné que sa carrière l’a amené partout dans le monde. Après ses études classiques, David André a décidé de réaliser ses rêves dans le domaine de la mode, chose qu’il avait toujours à l’esprit depuis son enfance. Il a assisté à l’Académie Faith Verona en Haïti, où il a commencé à prendre des cours en Sketching et à faire des modèles. Il a également assisté à Formamod, une école de mode à Paris.

In the late 1990s, David had his first showcase where he worked with models from Academie Perfection, a modeling agency at the time owned by Magalie Racine. Later in the early 2000s, along with a friend, David decided to create a professional modeling agency called Indice Face Model Agency. Unfortunately, like many modeling agencies at the time, it did not last. “I was too busy in my career” David explained. “We have some beautiful girls and handsome boys with all the international criteria to become top models, but we need to have professional agencies with good structure to promote them internationally. Modeling is a real business, not a game.” he continued.

À la fin des années 1990, David a eu sa première showcase où il a travaillé avec des modèles de l’Académie Perfection, agence de mannequins à l’époque détenue par Magalie Racine. Plus tard au début des années 2000, avec un ami, David a décidé de créer une agence de mannequins professionnelle appelée Indice Face Model Agency. Malheureusement, comme beaucoup d’agences  à l’époque, cela n’a pas duré. «J’étais trop occupé dans ma carrière » expliqua David. «Nous avons de belles filles et de beaux garçons avec tous les critères internationaux pour devenir les meilleurs modèles, mais nous devons avoir des agences professionnelles dotées d’une bonne structure pour la promotion à l’échelle internationale. La modélisation est une entreprise réelle, pas un jeu.» qu’il a continué.

 

David continued to improve his work throughout the years with experiences from working for Haitian movie productions, musicals, and dance representations.  In 2008 David started his international debut. He mesmerized and put the Haitian fashion industry on the international runway in places such as Toronto, The Bahamas, Miami, Dominican Republic, New York, Trinidad, Martinique, Ecuador, Berlin, Paris, Jamaica and many more countries. “I am not ready to stop” David states to confirm that he will definitely pursue many more countries. David Andre has designed for many Haitian celebrities and artists like Belo, Tifane, Lunise Morse, Renette Desir, Fabienne Denis, kompa groups like Kompa Kreyol, Krezi Mizik and many more. He also would like to work with Haitian singer Emeline Michel, Mary J Blige, Naomi Campbell, Monica Belluci and former first lady Michelle Obama.

David a continué à améliorer son travail tout au long des années avec des expériences de travail pour les productions de films Haïtiens, les comédies musicales et les représentations de danse. En 2008, David a débuté ses débuts internationaux. Il a fasciné et a mis l’industrie de la mode Haïtienne sur la piste internationale dans des endroits tels que Toronto, les Bahamas, Miami, la République Dominicaine, New York, Trinitad, la Martinique, l’Équateur, Berlin, Paris, la Jamaïque et bien d’autres pays. « Je ne suis pas prêt à arrêter » David affirme de confirmer qu’il va certainement poursuivre de nombreux autres pays. David Andre a conçu pour de nombreuses célébrités Haïtiennes et des artistes comme Belo, Tifane, Lunise Morse, Renette Desir, Fabienne Denis, kompa groupes comme Kompa Kreyol,  Krezi Mizik et bien d’autres encore. Il aimerait également travailler avec le chanteur Haitien Emeline Michel, Mary J Blige, Naomi Campbell, Monica Belluci et l’ex-première femme Michelle Obama.

When asked about his opinion on the Haitian Fashion industry David certainly acknowledges the improvement made within the last 5 years. The creation of Haiti Fashion Week has given designers a platform to showcase their work. Models, hairstylists, makeup artists, and many more actors of this industry get to work hard to get exposure.  Many companies, networks, and organizations have worked hard throughout the past years to improve the industry. To name a couple of these hard working companies mentioned by David, HAND (Haitian network of designers) and Mod Ayiti are dedicated to help designers put out their best work. Still, on the positive note, David recognizes the interest of the new generation in fashion.

Lorsqu’on lui a demandé son avis sur l’industrie haïtienne de la mode, David reconnaît certainement l’amélioration réalisée au cours des 5 dernières années. La création de Haïti Fashion Week a donné aux designers une plate-forme pour montrer leur travail. Les modèles, les coiffeurs, les maquilleurs et beaucoup d’autres acteurs de cette industrie se mettent à travailler dur pour se faire exposer. Beaucoup d’entreprises, de réseaux et d’organisations ont travaillé dur au cours des dernières années pour améliorer l’industrie. Pour nommer quelques entreprises mentionné par David, HAND (réseau haïtien de concepteurs) et Mod Ayiti sont dédiés à aider les concepteurs à faire leur meilleur travail. Toujours sur la note positive, David reconnaît l’intérêt de la nouvelle génération à la mode.

In life there are negative sides to everything, the industry is no different. David believes that there is a lack of fashion schools and fashion magazines to inform the public about the subject. “Models need to get more respect and get paid when they work,” he states. There are no serious copyright laws when it comes to fashion design which means that a designer’s work can be stolen or used without consent. Furthermore, the importation of “pepe” (used clothing)  is killing the sector. The Haitian youth needs to utilize Haitian production, which will enable the industry to go forward.

Dans la vie il y a des côtés négatifs à tout, l’industrie n’est pas différente. David croit qu’il y a un manque d’écoles de mode et de magazines de mode pour informer le public sur le sujet. « Les modèles doivent avoir plus de respect et être payés quand ils fonctionnent », déclare-t-il. Il n’existe pas de lois sur les droits d’auteur sérieuses en ce qui concerne la conception de la mode, ce qui signifie que le travail d’un concepteur peut être volé ou utilisé sans consentement. En outre, l’importation de « pepe » (vêtements usés)  tue le secteur. Les jeunes Haitiens doivent utiliser la production
Haïtienne, ce qui permettra à l’industrie de progresser.

One of David’s best memories was when his work was featured on the cover of Ticket Magazine, he was told that it was a best seller. In 2013, David had the honor to design the costumes for the Haitian Olympics delegation in Nice, France. One of his greatest moments revolves around the exposition of his collection “Choukoune” by BIMAD in some museums in Spain. When asked about his down moments, David humbly states: “Oh yes! I am human, we all have ups and downs in this life. When I realize how far that I come from to be where I am today. I don’t have any choice, to move on further.”

L’un des meilleurs souvenirs de David a été lorsque son travail a été présenté sur la couverture de Ticket Magazine, on lui a dit que c’était un best-seller. En 2013, David a eu l’honneur de concevoir les costumes pour la délégation olympique Haïtienne à Nice, en France. L’un de ses plus grands moments tourne autour de l’exposition de sa collection « Choukoune » de BIMAD dans certains musées d’Espagne. Lorsqu’on lui a posé des questions sur ses moments de détresse, David déclare avec humilité: « Oh oui! Je suis humain, nous avons tous des hauts et des bas dans cette vie. Quand je me rends compte de la mesure dans laquelle je viens, d’être là où je suis aujourd’hui. Je n’ai pas le choix, d’aller de l’avant. »

When it comes to his future in Fashion, David is confident and motivated. He plans to launch his underwear line. Aside from his current clothing store in Haiti, distributions in the Dominican Republic and Guadeloupe, David is working on having his collection available throughout the Caribbean. Because he believes that education is key, David also plans on going back to school in Paris. In fact, he would love to intern for the Rue Cambon Chanel atelier in Paris because there is so much to learn. Education is endless even in the fashion industry. His inspiration comes from nature, the sea, flowers, paintings, fabrics, and from some vintage clothes. “…and all the fashion trends of course! It’s important as a designer to be aware of what’s going on around you,” he says when asked about what inspired him. “Haute couture is magic” he boldly states.

Quand il s’agit de son avenir dans le fashion, David est confiant et motivé. Il envisage de lancer sa ligne de sous-vêtements. À côté de son magasin actuel de vêtements en Haïti, ses distributions en République dominicaine et en Guadeloupe, David travaille pour avoir sa collection disponible dans les Caraïbes. Selon sa croyance que l’éducation est la clé, David envisage également de retourner à l’école à Paris. En fait, il aimerait faire un stage pour l’atelier de la rue Cambon Chanel à Paris, car on a toujours quelque chose à apprendre. De son côté, l’éducation est un cycle continu, pareille chose dans l’industrie de la mode. Son inspiration vient de la nature, de la mer, d’une fleur, d’un tableau, d’un tissu,  de vêtements anciens et toutes les tendances de la mode bien sûr! Pour reprendre ses dires, « Il est important, en tant que concepteur, de prendre conscience de ce qui se passe autour de vous. » David nous rapporte  lorsqu’il a été interrogé sur ce qui l’a inspiré, il a répondu « La haute couture est magique », affirme-t-il avec audace.

Designing is his passion, it is in his blood. To him, being a fashion designer takes a lot of creativity and it is not for everyone. The business is tough and stressful. In Haiti, designers don’t have to deal with the season because it is always tropical. The lack of resources such as fabric and trimming stores can be a barricade for designers when It comes to creating a collection. “The biggest challenge to be a designer in Haiti, you have to do almost everything on your own if you don’t have the financial resources to have a good staff to help you,” David says. Once a designer is financially stable, have the resources, can create great work, and build a clientele, there is great profit to be made according to David. To him, Fashion is luxury and there is a great living out of it.

Le design est sa passion, c’est dans son sang. Pour lui, être un designer requiert beaucoup de créativité et ce n’est pas permis à tout le monde. L’entreprise est difficile et stressante. En Haïti, les concepteurs ne doivent pas faire face à la saison,  car c’est toujours tropicale. La déficience de ressources telles que le tissu et les magasins de coupe peut être une barricade pour les créateurs quand il s’agit de créer une collection. « Le plus grand défi d’un designer en Haïti, c’est que vous devez réaliser presque tout avec vos fonds,  vous n’avez pas les ressources financières pour avoir un bon personnel pour vous aider », a déclaré David. Une fois qu’un concepteur est financièrement stable, dispose de ressources, il peut créer un excellent travail et construire une clientèle, il y a un grand profit à réaliser selon David. Pour lui, la mode est un luxe et il y a une grande vie.

David Andre has greatly contributed to the evolution of fashion in Haiti. He has showcased his work as a Haitian fashion designer in many countries. “I am very proud to see how people talk in a good way about Haiti in the press after the shows. I believe that art is a good way to change the image of a country” David Andre tells us. He has worked with many Haitian models and has produced his clothing in Haiti throughout his years in the business. Regarding competition, David does not want to focus on that. “We are all in the same boat, facing the same problems every day. Let’s call a cat a cat, not a dog. We aren’t ready for a fair competition in Haiti” he says. “When you are walking on the fifth avenue in New York, Chanel, Cartier, Armani, are next to each other, and they all have their clientele and they sell millions per year.” He continued.

David André a grandement contribué à l’évolution de la mode en Haïti. Il a montré son travail en tant que créateur de mode Haïtien dans de nombreux pays. « Je suis très fier de voir comment les gens gardent de bonnes impressions d’Haïti dans la presse après les spectacles. Je crois que l’art est un bon moyen de changer l’image d’un pays  » nous affirma David André. Il a travaillé avec de nombreux modèles haïtiens et a produit son travail en Haïti tout au long de ses années dans l’entreprise. En ce qui concerne la concurrence, David ne veut pas se concentrer sur cela. « Nous sommes tous dans le même bateau, face aux mêmes problèmes tous les jours. Appelons un chat à un chat, pas un chien. Nous ne sommes pas prêts pour une concurrence loyale en Haïti. Lorsque vous parcourez la cinquième avenue à New York, Chanel, Cartier, Armani, sont à côté de l’autre, et tous ont leur clientèle et ils vendent des millions par an » Il a continué.

David Andre’s advice for people wanting to make a career in the fashion industry is as follow, to have real determination, to go to school to learn the basics, and to not be discouraged by people. Nothing is impossible according to David. “sky is the limit” he says. He advises never to take “No” for an answer and to be humble, open-minded, and to be alert. Finally, he advises to always pray because God is the greatest.

Les conseils de David André pour les personnes qui souhaitent faire carrière dans l’industrie de la mode résument à avoir une détermination réelle, à aller à l’école pour apprendre les bases et ne pas être découragé par les gens. Rien n’est impossible selon David. « Le ciel est la limite », dit-il. Il conseille de ne jamais prendre « Non » pour une réponse et d’être humble, ouvert d’esprit et d’être attentif. Enfin, il conseille de prier toujours parce que Dieu est le plus grand.

Meet Samie Jo

The staff of Evolution of Fashion in Haiti is always thrilled to write about the game changers of the Fashion industry in Haiti. With that said, we present you with the story of Samie Jo.

Le personnel de l’ Evolution of Fashion in Haïti est toujours ravi d’écrire sur les changeurs de jeux du secteur de la mode en Haïti. Ceci dit, nous vous présentons l’histoire de Samie Jo.

Most people know her as Samie Jo. She is a very talented makeup artist who is located both in Florida and Haiti. Samie Jo’s fascination with makeup started when she was about 13 years old. She would always practice on her sisters’ faces. At that age, makeup is like a toy or a tool to play pretend but for Samie Jo it was rather something serious. Little did her thirteen-year-old self knew, she was going to be a force to be reckoned with in the industry.

La plupart des gens la connaissent comme Samie Jo. Elle est une artiste de maquillage très talentueuse située à la fois en Floride et en Haïti. La fascination de Samie Jo pour le maquillage a commencé quand elle avait environ 13 ans. Elle pratiquait toujours sur le visage de ses sœurs. À cet âge, le maquillage est comme un jouet ou un outil à jouer, mais pour Samie Jo, c’était quelque chose de sérieux. Âgée de 13 ans, elle croyait qu’elle allait être une force à compter dans l’industrie du maquillage.


At the age of 20, Samie had her first bridal makeup experience and from then on, everyone knew that she had a gift. Most people may not know, but Samie Jo is a registered nurse who decided to follow her passion for makeup. Six years ago,  she took the decision to follow this burning passion inside of her which is her love for makeup artistry.

À l’âge de 20 ans, Samie a eu sa première expérience de maquillage nuptiale et dès lors, tous savaient qu’elle avait un cadeau. La plupart des gens ne connaissent peut-être pas, mais Samie Jo est une infirmière autorisée qui a décidé de suivre sa passion pour le maquillage. Il y a 6 ans, elle a pris la décision de suivre cette passion ardente qui est son amour pour le maquillage artistique.

As a makeup artist, Samie Jo is not afraid of stepping out of her comfort zone. She is certainly not afraid to use colors and creativity, in fact she loves it.  She expresses herself through her art of makeup artistry.  She gives her all! “Makeup for me is therapy…it’s my obsession” she states. Samie Jo tells us that she uses makeup to send out important messages such as, AIDs and Domestic violence awareness.

En tant que maquilleuse, Samie Jo n’a pas peur de sortir de sa zone de confort. Elle n’a certainement pas peur d’utiliser les couleurs et la créativité en fait, elle l’aime. Elle s’exprime par son art du maquillage artistique. Elle lui donne tout ! « Le maquillage pour moi est la thérapie … c’est mon obsession », déclare-t-elle. Samie Jo nous dit qu’elle utilise le maquillage pour envoyer des messages importants tels que le SIDA et la sensibilisation à la violence domestique.

Like every makeup artist, there are always a few people that they aspire to work with. Samie Jo would love to work with, Niskaa, Raquel Pelissier, Emeline Michel and Haiti’s first lady, Martine Moise. She also had the pleasure of working with one of the tops Haitian female singers, Rutshelle Guillaume, Amakeda, actrice Gessica Geneus, JPerry, Anedie Azael, Saskya Sky, Ada, Ayiiti, Princess Eud, and Miss World Haiti 2015, Suzanna Sampeur. 

Comme tous les maquilleurs, il y a quelques personnes avec lesquelles ils aspirent à travailler. Samie Jo aimerait travailler avec Niskaa, Raquel Pelissier, Emeline Michel et la première dame d’Haïti, Martine Moise. Elle a également eu le plaisir de travailler avec une des chanteuses Haïtiennes, Rutshelle Guillaume, Amakeda, l’actrice Gessica Geneus, J-Perry, Anedie Azael, Saskya Sky, Ada, Ayiiti, Princess Eud et Miss World Haïti 2016, Suzanna Sampeur.

Haitian artist Rutshelle Guillaume

One of her best moments was when she was booked for a bridal makeup session, and the bride was a little insecure about her scars and acne. The Bride cried with worry of not looking beautiful on her wedding day. But Samie Jo to the rescue!  Samie Jo concealed her scars and acne, leaving her face flawless. The bride’s reaction when she saw her face was “Priceless” as described by Samie Jo. “I will never forget it” Samie Jo says.  

L’un de ses meilleurs moments était quand elle a été réservée pour une séance de maquillage de mariage, la mariée était un peu instable à propos de ses cicatrices et de son acné. La mariée a pleuré avec l’inquiétude de ne pas avoir l’air belle le jour de son mariage. Mais, une chose était sûre, Samie Jo à la rescousse ! Samie Jo a caché ses cicatrices et son acné, laissant son visage impeccable. La réaction de la mariée quand elle a vu son visage était « inestimable » comme décrit par Samie Jo. « Je ne l’oublierai jamais », dit Samie Jo.

One of her bad experiences in this area was when Samie Jo had finished working on a makeup look using her creativity and the photographer who took the pictures and never gave them to her. It was frustrating to Samie Jo and since then she chooses carefully with whom she works with. She bought a professional camera and she decided to study a bit of photography. She does not say she’s a professional photographer yet but she does it well.

L’une de ses mauvaises expériences dans ce domaine était lorsque Samie Jo avait fini de travailler sur un maquillage en utilisant sa créativité et le photographe qui a pris les photos et ne les a jamais remis. C’était frustrant pour Samie Jo et depuis, elle choisit avec soin avec qui elle travaille. Elle a acheté une caméra professionnelle et elle a décidé d’étudier un peu de photographie. Elle ne dit pas qu’elle est encore un photographe professionnel mais elle le fait bien.

Haitian artist Princess Eud

When it comes to competition in the industry, according to Samie Jo, there is a silent one. Although she says she is not in any competition with anyone, she feels as though she is not appreciated by other makeup artists in Haiti. “To be frankly honest I haven’t received much love from the MUAs in Haiti,” she tells us. “I just want to continue to put good art out there and inspire others” She continued.  Regardless, she receives lots of love from her followers and clients, which she describes as “overwhelming”. Samie Jo is honored and grateful to have people appreciate her talent.According to Samie Jo, makeup in Haiti is seasonal. She believes that as a Makeup artist one may need another job because the big gigs come in carnival, and wedding seasons. “There are definitely dry seasons in makeup artistry,” she says.

En ce qui concerne la concurrence dans l’industrie, selon Samie Jo, Il y a une compétition silencieuse. Bien qu’elle dise qu’elle n’est pas en concurrence avec personne, elle se sent comme si elle n’était pas appréciée par d’autres maquilleurs en Haïti. « Pour être franchement honnête, je n’ai pas reçu beaucoup d’amour des MUAs en Haïti », nous dit-elle. « Je veux juste continuer à mettre du bon art là-bas et à inspirer les autres », a-t-elle poursuivi. Quoi qu’il en soit, elle reçoit beaucoup d’amour de ses partisans et clients, qu’elle décrit comme «écrasante». Samie Jo est honorée et reconnaissante d’avoir apprécié son talent. Selon Samie Jo, le maquillage en Haïti est saisonnier. Elle croit que, en tant qu’équipe de maquillage, on peut avoir besoin d’un autre travail parce que les grands spectacles viennent au carnaval et aux saisons de mariage. « Il y a définitivement des saisons sèches en maquillage artistique », dit-elle.

When asked about her future in this trade, Samie Jo simply stated, “I will never stop”. According to her she will do makeup until she’s old. “If I stop, I will feel like a part of me died” she went on. Stopping or leaving this trade is not an option to Samie Jo and she is pretty serious when it comes to this passion of hers.

Lorsqu’on lui a posé des questions sur son avenir dans ce métier, Samie Jo a simplement déclaré: « Je ne m’arrêterai jamais ». Selon elle, elle maquillera jusqu’à ce qu’elle soit vieille. « Si je m’arrête, je me sentirai comme une partie de moi morte », at-elle poursuivi. Arrêter ou quitter, ce commerce n’est pas une option pour Samie Jo et elle est très sérieuse quand il s’agit de cette passion.


Samie Jo’s goal is to bring variety to the industry, to put a smile on people’s faces, to inspire and to motivate anyone wanting to choose makeup as a career. To anyone who wants to start a career in makeup, Samie Jo’s advice is merely to make sure that you love this career first and to practice. She emphasizes on practicing and on putting your best work forward.

Le but de Samie Jo est d’apporter une variété à l’industrie, de faire sourire les gens, d’inspirer et de motiver toute personne désireuse de choisir le maquillage comme carrière. Pour quiconque qui veut commencer une carrière de maquillage, les conseils de Samie Jo pour vous sont simplement d’assurer d’aimer cette carrière d’abord et de le pratiquer. Elle met l’accent sur la pratique et la mise en œuvre de votre meilleur travail.

MORE OF SAMIE’S WORK

Meet Francisco Bellevue (Francisco Le Maquilleur)

A person who uses ingenious strategies to expose their talent deserves to have their story written and to be appreciated . With that said, the EVOLUTION OF FASHION IN HAITI’s (EFH) staff offer you an example of inspiration.

Une personne qui utilise des stratégies ingénieuses pour se créer une place mérite qu’on lui accorde le temps d’apprécier son histoire. Sur ce, le staff d’EVOLUTION OF FASHION IN HAITI (EFH) vous offre un exemple d’inspiration.

Born in Delmas, he inherited the name  Francisco Bellevue. Francisco is 25 years old and is single. He is the next to last in a family of 5 children.He was raised in a family with very little financial resources but enjoyed a good education by attending good schools. He used to spend 2 days without food. However, these unfortunate events contributed to the construction of his personality and to remind him that one of the great rules of life is to fight to the end. He says he is not perfect, but day by day he tries to be better than yesterday.

Né à Delmas, ses parents lui ont confié l’appellation de Francisco Bellevue, il est célibataire et il a deja 25 ans. Il est l’avant dernier dans une famille de 5 enfants. Il précise qu’il n’est pas parfait, mais au jour le jour il essaie d’être mieux qu’hier.  Il fut élevé dans une famille avec de maigres ressources financières, mais jouissait d’une bonne éducation par la fréquentation de bonnes écoles. Il avait l’habitude de passer 2 jours sans nourriture. Somme toute, ces événements concourent à la construction de sa personnalité et lui rappellent que l’une des grandes règles de la vie, c’est de lutter jusqu’au bout.


At the end of his high school studies, at the age of  17 years old, after having trained in the technique of makeup and skin care, Francisco decided to pursue his dream. He was attracted to and influenced by a friend who is also a makeup artist and worked in partnership with him. Francisco created a commercial name and his own clientele by offering free services during his debut in exchange for visibility. Thanks to his patience, today he has become a professional makeup artist.

Après ses études classiques, alors qu’il était âgé de 17 ans, Francisco a décidé de se lancer après avoir suivi des formations sur la technique du maquillage et les soins de la peau. Il a été attiré par un ami qui lui aussi est un maquilleur et a travaillé en partenariat avec lui. Francisco a créé un nom commercial, sa propre clientèle en offrant son service gratuitement pendant une période à des productions en échange de visibilité afin de véhiculer son nom. Continuant sur cette lancée, il est devenu aujourd’hui grâce à sa patience un maquilleur pro.

According to Francisco, he chose to be a makeup artist because it is his talent and that it was second nature to him. Seeing his own work, he says that it gives him more motivation to continue and improve the quality of his touch. Makeup is very meaningful to Francisco, it is what defines him and it is a real career for him.

Selon Francisco, il a choisi d’être maquilleur parce que c’est son talent et il a pu découvrir en lui que c’est une seconde nature. En voyant ses œuvres, il raconte que çà lui donne plus de motivation pour continuer et améliorer la qualité de ses touches. Le maquillage compte beaucoup pour lui, c’est son domaine de définition, sa vie et un vrai métier pour lui.

His journey was very long and it was not easy to get where he is today. He faced a lot of problems when deciding to officially launch himself as a makeup artist. Francisco found a lot of people who discouraged him because of this choice, despite everything he decided to advance because he is very passionate of this profession. According to him, to be a makeup artist makes him a responsible individual,  because he always keeps himself busy with his clients and sees himself as a useful man to his society.

Son parcours, il peut dire que c’est très long et que çà n’a pas été facile pour y arriver, il a affronté pas mal de problèmes en décidant de se lancer officiellement en tant que maquilleur. Francisco a trouvé pas mal de gens qui lui ont découragé pour son choix, malgré tout il a décidé d’avancer car il est un passionné de ce métier. A lui entendre, être maquilleur fait de lui quelqu’un responsable, car il est toujours occupé avec ses clients et il se voit en tant qu’un homme utile à sa société.

Suzana Sampeur Miss world 2016

As in all stories, there are good and bad memories. His best memory, was during the final of  » Miss Haiti  », he was back stage to finalize his work. Upon entering the room, one of the hosts mentioned his name « Francisco the Make-up Artist ». Often people hear the name on TV or on the radio, but the face is sometimes unknown. Almost the whole room surrounded him to take pictures and presented him with words of appreciation and as well as advice. He spent more than half-an-hour  answering questions and he was moved that evening because he saw a lot of fans who appreciated his work. Whenever a person gives him advice, whether destructive or constructive, it is important to him, because it encourages him to work much more and to give the best of himself.

Comme dans toute histoire, il y a de bon et de mauvais souvenir. Son plus beau, c’était lors d’une finale de ‘’Miss Haïti’’, il était au back stage pour finaliser son travail. En rentrant dans la salle, l’un des présentateurs a fait mention de son nom « Francisco le maquilleur ». Souvent on entend ce nom à la télé ou à la radio, mais le visage était méconnu, presque toute la salle l’environnait pour se prendre en photo et lui présente des mots de félicitation. Il a passé plus de 30 minutes à répondre aux différentes questions et il était ému ce soir là, car il a vu pas mal de fans qui apprécient son travail. A chaque fois qu’une personne lui donne un conseil, que ce soit destructif ou constructif, c’est important pour lui, car çà lui encourage de travailler beaucoup plus et de donner le meilleur de lui-même.

Cassandre Joseph Miss Haiti Int 2016

For his worst memories, the first one occurred during a taxi motorcycle ride, where he was attacked by armed robbers and his box of makeup was stolen. Francisco felt a bit traumatized, depressed, and that remained a nightmare for him. The next bad memory was when Francisco was 5 years old, he experienced a very serious accident where he almost died. Francisco and his twin brother were overthrown by a car, this event caused the death of his twin brother and Francisco spent more than 6 months in the hospital. He says that make-up is an art and can not be practiced by just anyone, as it may seem, because it takes love and passion. According to Francisco, a makeup artist is one who has a good notion of makeup, who knows how to apply and use cosmetic products on the skin: « you need to know the complexion and the type of skin that your client has, facial morphology, and the product that suits the client best » he says.

Ses plus mauvais souvenirs, le premier fut survenu lors d’un « taxi moto », il a été attaqué par des bandits armés et sa boite de maquillage a été volée. Francisco se sentait un peu traumatisé, déprimé, c’était un cauchemar de son côté. Lors de ses 5 ans, il a vécu un accident très grave où il a failli mourir. Francisco et son frère jumeau furent renversés par une voiture, cet événement a occasionné la mort de son frère jumeau et il a passé plus de 6 mois à l’hôpital. Il précise que le maquillage est un art et qui ne peut pas être pratiqué par n’importe qui, comme bon leur semble car il faut de l’amour et de la passion.  Selon Francisco, un pro maquilleur est celui qui possède une bonne notion du maquillage, qui sait comment appliquer et utiliser des produits cosmétiques sur la peau :« il faut savoir le teint et le type de peau de la personne, la morphologie du visage, le type de produit qui lui convient » dit-il.

His unforgettable moment was in 2015 at the Miss Haiti finale when he witnessed the crowning of his best friend.  He was present with her all the way, in fact she registered for the pageant under his influence and he was also her coach. That night he felt so happy that he cried. It was an unforgettable evening for Francisco as a consultant makeup artist.

Le moment inoubliable, c’était en 2015 lors d’une finale de Miss Haïti en constatant le couronnement de sa meilleure amie, il était présent avec elle durant tout le parcours, elle a procédé à l’inscription sous son influence et il était aussi son coach. Ce soir là, il se sentait tellement content qu’il a pleuré. C’était une soirée inoubliable pour Francisco en tant que conseiller-maquilleur.

 His model is a friend that he spent a lot of time with, the first who advised him to go into the field and also the first who taught him how to apply makeup,   » Azor the makeup artist  ». Azor is a person that he respects very much because he contributed greatly in his success. You can understand how the EFH’s staff feels to hear that Haitians in the Fashion industry are inspiring each other and not just looking for foreign inspirations.  The person who he would really like to make up is Céline Dion because she is one of his favorite stars and he is confident that he will achieve this dream.

Son modèle est un ami qu’il a passé pas mal de temps avec lui, le premier qui lui a conseillé de se lancer dans le domaine et aussi le premier qui lui a enseigné le maquillage, ‘’Azor le maquilleur’’, c’est un personnage qu’il respecte beaucoup car il a contribué grandement dans son succès. Vous pouvez comprendre comment le staff de l’EFH se sent entendre que les Haïtiens dans l’industrie de la mode s’inspirent et ne cherchent pas seulement des inspirations étrangères. La personne qu’il aimerait vraiment maquiller est Céline Dion, car  c’est l’une de ses stars préférées et il est confiant qu’il va réaliser son rêve.
Francisco’s biggest goals as a makeup artist is to open a makeup school where people can come to learn the techniques of makeup, skin care and also to open a cosmetics shop. According to Francisco, there is no spirit of competition, makeup is an art, he does it with love and passion, each makeup artist has their own personal touch. Ultimately, each client finds themselves in their favorite makeup artist’s chair. Each makeup artist always brings something different in comparison to the other, better or less. As it is said  « Tastes and colors, are not discussed. »

Les plus grands projets de Francisco en tant que maquilleur, c’est d’ouvrir une école de  maquillage où les gens pourront venir apprendre les techniques du maquillage, les soins de la peau et ouvrir une  boutique de produits cosmétiques. Selon Francisco, il n’y pas d’esprit de compétition, le maquillage est un art, il le fait avec amour et passion, chaque maquilleur a sa touche personnelle. En finalité, chaque client se retrouve chez son maquilleur favori parce qu’on apporte toujours quelque chose différente par rapport à d’autres que ce soit mieux ou moindre, comme on le dit bien dans ce dicton « Des goûts et des couleurs, on n’en discute pas. »


As for his parents, when he started, it was a bit difficult with his father who did not see him as a makeup artist, but rather as a lawyer, a doctor, and so on. But in the end, they finally accepted because it was his dream and his choice. Today, Francisco can say that his parents are proud of him because he built a great fame in this trade. In his environment, Francisco does not stop helping people who are interested in makeup and is always available to them and to his clients.

Du côté de ses parents, quand il a commencé, c’était un peu difficile avec son père qui ne lui voyait pas en tant que maquilleur, mais plutôt comme un homme d’état tel qu’un juriste, un médecin, etc. mais au final, ils ont fini par accepter car c’était son rêve et son choix. Aujourd’hui, Francisco peut dire que ses parents sont fiers de lui car il a construit une grande renommée dans ce métier. Dans son environnement, Francisco ne cesse pas d’aider les gens qui sont intéressés par  le maquillage et est toujours disponible pour eux et ses clients. 

Haitian Rapper, Kasoumee

 As advice to young people, Francisco says to them that makeup is a great art, but in a country like ours to be a makeup artist, we must first love the job, have patience, accept criticism to evolve and especially to have a role model in the trade. He says that aspirants must always be available and willing when it comes to training the upcoming generation of MUAs because there is a huge difference between applying makeup and disguising. Finally, a makeup artist always aims for perfect beauty and does not stop in improving his or her work to satisfy the customers, basically, a makeup artist is an aesthetic magician.

Pour les conseils aux jeunes, Francisco leur dit que le maquillage est un grand art, mais dans un pays comme le nôtre pour être un maquilleur, il faut d’abord aimer le métier, avoir beaucoup de patience, accepter d’être critiqué pour évoluer et surtout avoir des aînés dans le métier. Il a précisé que les aspirants doivent être toujours disponibles et disposés quand il s’agit de formation parce qu’il y a une énorme différence entre se maquiller et se déguiser. Enfin, un maquilleur vise toujours la beauté parfaite et ne cesse pas d’améliorer son travail afin de satisfaire ses clients, en résumé un maquilleur est un magicien esthétique.

More Of Francisco’s Work

Haitian artist Roody Roodboy

Meet Matti Domingue

Reading the story of a person who is a positive energy source in the field of makeup is an opportunity not to be missed. With this in mind, EVOLUTION OF FASHION IN HAITI’s staff invites you to browse through the lines below.

La lecture de l’histoire d’une personne qui est une source d’énergie positive dans le domaine du maquillage est une occasion à ne pas rater. Sur ce, le staff d’EVOLUTION OF FASHION IN HAITI vous invite à parcourir les lignes ci-dessous.

She is a 27-year-old mother, CEO of Zoule Talent Agency,  Zoule makeup, and manager of the rapper Baky Popile. Her family comes from southern Haiti, more precisely, Aux Cayes. She grew up in Port-au-Prince until the age of eleven when she moved to the United States. Matti grew up in an environment where aesthetics prevailed, her mother being a beautician, owned a beauty salon and also made dresses which always fascinated her.

Elle est une mère de 27 ans, PDG de Zoule Talent Agency et Zoule Makeup, responsable de Baky Popilè. Sa famille provient du sud d’Haïti, plus précisément des Cayes. Elle a grandi à Port-au-Prince jusqu’à ce qu’elle soit âgée de 11 ans où elle s’est déménagée pour les États Unis. Matti a grandi dans un milieu où l’esthétique primait, sa mère étant esthéticienne possédait son salon de beauté et a également confectionné ses robes qui la fascinaient.

From a very young age, she wanted to be a fashion designer. Matti always knew that she would have her own company and that she would evolve in the world of entertainment. When she became a  young adult, she fell in love with makeup. At the time, she was working on creating a line and traveled to Haiti for inspiration. Matti instantly fell in love with making people feel good about themselves, allowing their natural beauty to shine through. And this is when her makeup career emerged.

De son très jeune âge, elle voulait être une créatrice de mode. Matti a toujours su qu’elle aurait sa propre compagnie et qu’elle évoluera dans le monde du divertissement. Quand elle est devenue une jeune adulte, elle est tombée amoureuse du maquillage. À l’époque, elle travaillait sur la création d’une ligne et s’est rendu en Haïti pour l’inspiration. Matti à instantanément tombée amoureuse de rendre les gens bien dans leurs peaux, ce qui permet leurs beautés  naturelle de briller à travers.  Et c’est là que sa carrière de maquillage a émergé.

Her professional makeup career began at the age of 19. It amazes Matti to know that nowadays people want to be makeup artists, that they see it as a profession and respect it in Haiti. She remembers when she first started everyone was a little doubtful of this topic, they only viewed it as a hobby. Everyone around her was a little skeptical because they thought it was just a faze in her life. Little did they know, she worked hard to learn the craft. When she started to take it seriously, everyone around her started to notice and she gave them no choice but to accept her desire.Today she is fortunate to say that she has amazing people around her to support her.

Sa carrière professionnelle débuta à 19 ans dans le domaine du maquillage. C’est étonnant, selon Matti que maintenant les gens souhaitent être des maquilleurs, qu’ils le considèrent comme une profession et le respectent en Haïti. Elle se souvient quand elle a commencé que tout le monde était un peu méfiant à ce sujet en la disant que ce n’est qu’un passe-temps. Tout le monde était un peu sceptique quant à ce qu’elle voulait faire parce que c’était une fureur dans sa vie où elle voulait juste s’amuser avec quelque chose. Ils ne savaient, elle a travaillé dur pour apprendre le métier.Mais plus qu’elle se prenait au sérieux, tout le monde l’avait pris au sérieux et elle ne leur a laissé d’autre choix que de l’accepter. Aujourd’hui elle a la chance de dire qu’elle a des gens merveilleux autour d’elle pour la soutenir.

Cassandra Chery Miss Universe Haiti 2017

When asked, Matti stated that being a makeup artist boils down to a single word « trust ». « Your customers hand you their self-confidence and tell you to make it come out in physical form »  Matti states. « It is an amazing and beautiful process » she continued. Customers trust makeup artists and expect a satisfactory result. According to her, we sometimes focus on minor imperfections and compare ourselves to others and we push our confidence away. She believes that any Queen who sits in her chair will be transformed into a goddess. »I absolutely love what I do! » she boldly states.

Pour Matti, être maquilleuse se résume en un seul mot « confiance ». « Vos clients vous donnent leur confiance en soi et disent de le faire sortir sous une forme physique», déclare Matti.  «C’est un processus incroyable et beau», elle a continué . Les clients confient aux artistes de maquillage et s’attendent à un résultat satisfaisant. Selon ses dires, nous nous sommes parfois concentrés sur des imperfections mineures et en nous comparant à d’autres.  Elle croit que toute reine qui se trouve dans sa chaise sera transformée en une déesse.  «J’aime absolument ce que je fais ! » elle affirme. 

When asked if anyone can be a makeup artist, Matti responded:  » A makeup artist is one who sees beauty without judgment. ». It is important to work with your client and to bring out their beauty, according to her. In her opinion, if someone does not already have this basic understanding they cannot be a makeup artist. It requires a lot of work as well as continuous education.

Interrogé à savoir si n’importe qui peut être un artist de maquillage , Matti a répondu :« un artist de maquillage est celui qui voit la beauté sans porter de jugement. ». Il est important de travailler avec votre client et pour faire ressortir leur beauté, selon elle. À son avis, si quelqu’un n’a pas déjà cette compréhension de base, il ne peut pas être un artiste de maquillage ou du moins un professionnel, cela nécessite beaucoup de travail ainsi que la formation.

Everyone she meets is a model: children, men, and women. « We should all learn from each other’s experiences, and share them with each other. We are all connected so why not? » Her fondest memories are the moments when customers respond well to the quality of the work that Matti and her team provide. One of her favorite memories is her first show in 2010 during Haiti’s Fashion Week. She does not really focus on the negative aspects of things and thinks that they are all valuable lessons. When asked if she wanted this career for a lifetime, she stated:  » Until death ». Matti tells us that she has a lot of different projects to undertake. Zoule is building its empire and she advises not to be shocked by what is to come.

Chaque personne qu’elle rencontre est un modèle : enfants, hommes, et femmes.  «Nous devrions apprendre des expériences des uns et des autres et partagez-les avec les autres. Nous sommes tous connectés alors pourquoi pas ? » Ses meilleurs souvenirs sont les moments où les clients réagissent si bien à la qualité du travail que Matti et son équipe fournissent. L’un de ses souvenirs préférés est son premier spectacle en 2010 lors de la semaine de la mode en Haïti. Elle ne se concentre pas vraiment sur les aspects négatifs des choses et pense qu’ils sont tous des leçons de valeur. Quand on lui demande que si elle voulait cette carrière pour longtemps, elle a déclaré « jusqu’à la mort ». Matti nous dit qu’elle a beaucoup de différents projets, qu’elle devait entreprendre. Zoule construit son empire et conseille de ne pas être choqué à ce qu’elle proposera. 

Listening to Matti, one could say that she is a pragmatic character, a woman who is goal oriented and who does things for her happiness so long as she does not hurt anyone in the process.  Her dream is to do Beyonce, Rihanna and Lupita’s makeups.  When it comes to competitions, she does not feel in direct competition because she still holds in mind that there is a multitude of clients and that one cannot cover everyone. When Zoule cannot cover a gig, Matti designates another artist that she knows will do a great job. « So, we push each other, » she says.

Haitian Designer Christelle Dominique done by Matti

Matti’s advice to young enthusiasts is as follows: « makeup is not something that you wake up and spontaneously say you’ll do. You must have a plan and know what you want to do. Like any career choice, it must be something that you really want and find the pros and cons. »

Les conseils de Matti pour les jeunes passionnés s’énoncent ainsi: «Le maquillage, ce n’est pas quelque chose que vous vous réveillez et dites spontanément que vous allez faire. Vous devez avoir un plan et savoir ce que vous voulez faire. Comme tout choix de carrière, il doit être quelque chose que vous voulez vraiment et rechercher les avantages et les inconvénients. »

More Of Matti’s Work 

Meet Stevenson Beraut (Brihanno)

This was said, « Makeup is an accessory indispensable to fashion ». EVOLUTION OF FASHION IN HAITI is pleased to bring you a story like no other of a makeup artist of great renown.

Ainsi fut dit « Le maquillage est un accessoire indispensable à la mode ». Sur ce, le staff d’EVOLUTION OF FASHION IN HAITI se fait le plaisir de vous apporter une histoire à nulle autre pareille d’un maquilleur de grande renommée.

Stevenson Beraut, better known by his artist name « Brihanno the Makeup Artist » is 21 years old and is from Port -au -Prince. His start in the field of makeup was at the age of 16, but his professional makeup career started 3 years ago.Since he was always a fashion lover, it was in 2011 that he began to do his cousins’ and his friends’ makeup. To use Brihanno’s own words « I did not make the choice to be a makeup artist, makeup chose me ».

Stevenson Beraut, plus connu sur son nom d’artiste « Brihanno le maquilleur » est âgé de 21 ans et est originaire de Port au Prince. Son début dans le domaine du maquillage fut à l’âge de 16 ans, mais maquilleur professionnel depuis 3 ans et membre actif de la Profamil. Étant donné qu’il a été toujours un amant de la mode, ce fut en 2011 qu’il commença à maquiller ses cousines et ses amies. Pour reprendre les dires de Brihanno « Je n’ai pas fais le choix d’être maquilleur, le maquillage m’a choisi. Je suis né avec ».

As for his experiences, one could understand a correlation with this quotation from Frederic Douglass « If there is no struggle, there is no progress ». In the beginning, it was not easy, the people in his neighborhood underrated him, his family did not want to support him and he almost gave up because of criticism, but now his family and friends support him. It could be said that he has worked really hard to get where he’s at in the world of fashion.

En ce qui concerne ses expériences, on pourrait comprendre une corrélation avec cette citation de Frédéric Douglass « S’il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès ». Au commencement, ce n’était pas facile, les gens de son quartier lui sous estimait, sa famille ne voulait pas l’appuyer et il a failli abandonner suite à des critiques subversives, mais maintenant sa famille et ses amis le supportent. On pourrait dire qu’il a beaucoup lutté pour arriver jusqu’ici afin de se tailler une place respectable dans l’univers de la mode.

According to Brihanno, being a makeup artist is the possession of an extraordinary intrinsic to give a new life to the face of the individual in front. His worst memory was when his makeup box was stolen, he remembers it as if it were yesterday. In terms of the present, he does not stop remembering when he was nominated to be among the best makeup artists of the year in 2016.

Selon Brihanno, être maquilleur, c’est la possession d’une qualité intrinsèque extraordinaire pour donner une nouvelle vie au visage de l’individu en face. Son plus mauvais souvenir fut lorsqu’on a volé sa boîte de maquillage, il s’en rappelle comme si c’était hier.En termes de moment qu’il ne cesse pas de se remémorer fut en 2016 lorsqu’il était nominé au rang des meilleurs maquilleurs de l’année 2016.


He would love to do Emeline Michel’s  make up because he loves her enormously. His inspiration and model is Patrick Simondac (Patrick Star).
For Brihanno, there is no competition because he knows what he’s doing and does it with love.  
According to Brihanno, makeup is a very profitable trade in Haiti when one is professional.

Emeline Michel est le personnage qu’il aimerait maquiller parce qu’il l’adore énormément. Sa source d’inspiration et modèle est Patrick Simondac (Patrick Star).
Pour Brihanno, il n’y a pas de compétition parce qu’on sait ce qu’on fait et on le fait avec amourBizarrement oui, selon lui, le maquillage est un métier très rentable en Haïti quand on est professionnel.


For the months to come, he would like to organize seminars in the provinces in Haiti because most people who live outside the capital have almost no idea of professional makeup. His personal touch as a makeup artist is a very fast technique where he replaces the white powder in place of the white concealer.

Pour les mois à venir, il aimerait organiser des séminaires dans les provinces parce que la plupart des personnes qui vivent à l’extérieur de la capitale n’ont presque pas d’idée du maquillage professionnel. Sa touche personnelle en tant que maquilleur est une technique très rapide où il remplace la poudre blanche à la place du concealer blanc.

To all the young people who would like to be a professional makeup artist, Brihanno tells you « Dare and the rest will come. We must have determination, dedication and a good self-esteem in relations to the country in which we live because people will not stop stigmatizing our choices and our desires « 

A tout les jeunes qui aimeraient être un maquilleur professionnel, Brihanno vous dit « Osez et le reste viendra. Il faut avoir la détermination, le dévouement et une bonne estime de soi par rapport au pays où nous vivons car on n’arrête pas de stigmatiser nos choix et nos désirs ».

More of Brihanno’s Work!!!

Meet Falonne Jean Marie (Faily Makeup)

Browsing through the lines of an inspiring story can be an enormous experience for readers. On that note, the staff of EVOLUTION OF FASHION IN HAITI invites you to read this story.

Parcourir les lignes d’une histoire inspirante est d’une utilité énorme pour vos expériences dans la vie. Sur ce, le staff d’EVOLUTION OF FASHION IN HAITI vous invite à lire une histoire à nulle autre pareille dans ses murs.

Born on January 23rd, 1992 in Port-au-Prince, her name is Marie Falonne Jean. A jovial and very talented young woman, she likes to encourage young people in one way or another. Apart from makeup, music and reading are her hobbies. From a very young age she always had a great liking for fashion. Her third hobby is art, drawing to be exact, but in general, she loves all that is artistic. From a very young age, Falonne remembers being attracted to the eyes of women who possessed an elegant and seductive face. But she was disappointed when she would look at badly drawn eyebrows and badly applied lipstick on women’s faces. She often said that instead of poorly wearing makeup, why not simply go without? 

Née le 23 Janvier 1992 à Port-au-Prince, elle s’appelle Marie Falonne Jean. Gentille, souriante et très talentueuse, elle aime encourager les jeunes d’une façon ou d’une autre. À part du maquillage, la musique et la lecture sont ses passe-temps. Dès son plus jeune âge, elle avait toujours un très grand penchant pour le fashion. Elle a commencé avec le 3e art, c’est-à-dire le dessin, mais en général elle a toujours aimé tout ce qui est artistique. Elle se souvient qu’à son jeune âge, elle était toujours attirée par le regard des femmes qui possédaient un visage élégant et séduisant. Mais, elle fut déçue quand elle contemplait le visage d’une femme avec des sourcils mal tracés et du rouge à lèvres mal appliqué, elle se disait souvent qu’au lieu de faire un mauvais maquillage, elle préférait ne jamais en faire.

At the age of 18 in her senior year of high school, Falonne was part of a group of people that attended a makeup seminar, an experience that had increased her desire in an extraordinary way for this field. Since then she has practiced following tutorials on YouTube and 5 years later, she decided to make herself known to the general public under the name of Faily. Makeup had become essential, a passion, a very great expression to Falonne. Since the seminar she fell in love with makeup, her mind was rested on that particular thing. Looking at the face of a woman without makeup, made her want to bring a better touch to their beauty. And then, she understood that she could not do without it and her love for this profession had become stronger and stronger. At first, to her family, it was a waste of time, but now everything is different, they understand better that Falonne loves very much what she does. When it comes to her friends, they were always encouraging Falonne, even more so now.

 Arrivée en classe terminale, à l’âge de 18 ans, Falonne était au rang d’un groupe de personnes qui suivait un séminaire sur le maquillage, une expérience qui a augmenté son désir d’une manière extraordinaire dans ce domaine. Depuis lors, elle exerce des pratiques en suivant des tutoriels sur YouTube et 5 ans après, elle a décidé de se faire connaître au grand public sur le nom de « Faily » qui était son pseudo depuis longtemps. Le maquillage était devenu pour elle un art essentiel, une passion, une très grande expression. Depuis le jour où elle a fait face au maquillage, tout son esprit se reposait tout le temps sur une seule et unique chose.Regarder le visage d’une femme sans maquillage, lui faisait penser qu’à apporter une meilleure touche à sa beauté. Et là toute suite, elle a compris qu’elle ne pourrait pas s’en passer de cela et l’amour pour ce métier était devenu de plus en plus fort.

 

In 2015, Falonne had the idea to integrate into the industry by giving her support to agencies, and as well as doing friend’s makeups, until she got wedding contracts, video, and advertising gigs, which she is still doing today. In 2016, she set out on social networks by creating her pages with the name Faily Makeup in order to expand her work. According to Falonne, being a makeup artist means bringing out the expression of art by using brushes to enhance the beauty already incarnated. Her best memory was the day she had a 16-people contract in one day for an advertisement and she had only 4 hours to finish her job. It was crazy but she did their full makeup, for males and females. In the end, everyone was more than satisfied, congratulated and thanked her.

En 2015, Falonne a eu l’idée de s’intégrer sur le marché en commençant à donner son support à des agences, maquiller des amies jusqu’à ce qu’elle a obtenu des contrats de mariage, de vidéo et de publicités jusqu’à nos jours.En 2016, elle a mis le cap sur les réseaux sociaux en créant ses pages avec le nom de Faily Makeup afin de mieux élargir son travail. Selon Falonne, être maquilleuse, c’est faire ressortir l’expression de l’art en utilisant de façon magique (i.e. d’une façon propre à soi même) les pinceaux pour ainsi apporter une touche nouvelle à la beauté déjà incarnée. Son meilleur souvenir fut le jour où elle a eu un contrat de 16 personnes en une journée pour une publicité et qu’elle avait que 4 heures pour finir son travail, c’était fou mais elle l’a fait (full make-up) pour toutes les filles et un garçon. À la fin, tout le monde était plus que satisfait et ne cessait de lui féliciter et de lui remercier, et parmi les filles, certaines disaient qu’elles voudraient rester avec ce visage parfaitement embellie.

Her bad memory was the day she crushed the only contour palette she had while she was working, it was stressful considering she did not have many products yet. The hardest moments of her life were when she had to do various things at once and had to manage everything else from her university studies, work, and her makeup career. According to Falonne, « Art cannot be expressed in any way, or by anyone. You must have it in your veins, feel it to perfectly bring it out. It’s a gift ». The most unforgettable moment was the day she had barely begun to learn to do a « full makeup » and had the idea to show it to one of the international makeup artists she loves very much Maryam Makeup.  Falonne followed her at the time on Snapchat and when Maryam saw her photos, she was very impressed and kept telling her that her work is very professional, that she adored the way she did her eyebrows. From this interaction with Maryam Makeup came a source of motivation.

Son mauvais souvenir fut le jour où elle a écrasé la seule palette de contour qu’elle avait pendant qu’elle était en plein travail, c’était stressant vu qu’elle n’avait pas encore beaucoup de produit tandis qu’elle commençait à peine. Les moments les plus dures de sa vie furent quand elle faisait diverses choses à la fois et qu’elle devait tout gérer : l’université, le travail, le maquillage.Selon les dires de Falonne, « L’art ne peut être exprimé n’importe comment, ni par n’importe qui. Tu dois l’avoir dans les veines, le sentir pour parfaitement le faire ressortir. C’est un don. »Le moment le plus inoubliable fut le jour où elle avait à peine commencé à apprendre à faire un « full make-up » et elle a eu l’idée de montrer cela à l’une des maquilleuses internationales qu’elle aime beaucoup « Maryam Maquillage ». Falonne lui suivait à l’époque sur Snapchat et en voyant la photo, elle était très impressionnée, elle ne cessait pas de lui féliciter et de lui dire que son travail est très professionnel et qu’elle adorait beaucoup ses sourcils. De cette interaction avec « Maryam Maquillage » provient une source de motivation.

Her most cherished dream is to do one of the international professional makeup artists’ makeup. Using Falonne’s words, « A makeup artist’s career is for life, regardless, you will remain a makeup artist ». « Many people write to me and I am pleased to know that I am their role model, that my touch is unique and that I am an inspiration to some.  » Says Falonne. She also has various models and each one is important in their own way, although she prefers Sonjdra Deluxe who is gifted with enormous speed when it comes to doing makeup.

Son rêve le plus cher est de maquiller l’une des maquilleuses professionnelles internationales, peu importe laquelle. Pour reprendre les paroles de Falonne, « Le métier de maquilleuse, c’est toute sa vie, indépendamment de n’importe quelle condition, elle restera et demeura maquilleuse». « Bien de personnes m’écrivent et ça me fait plaisir de savoir que je suis leur modèle, que ma touche est unique et que je suis une source d’inspiration pour certains. », nous confie Falonne. Elle a eu diverses modèles  et chacune était importante à leur façon, en outre elle préférait le plus Sonjdra Deluxe qui est douée d’une rapidité énorme.

Over the next few months, she hopes to offer every person who would like to learn or develop capacity in this field, by organizing practical seminars and tutorials. According to Falonne, everyone has a different touch, each person is good in their own way. Each one expresses themselves differently. Just be gifted, because the public chooses who they like, it is not a question of competition.

Durant les prochains mois, en ce qui concerne son environnement immédiat, elle compte offrir l’opportunité à chaque personne qui aimerait apprendre ou encore développer leur capacité dans ce domaine en organisant des séminaires pratiques et en donnant des cours particuliers. Selon Falonne, chacun a une touche différente, chacun est bon à sa façon, chacun s’exprime différemment. Il suffit d’être doué, car le public choisit qui il aime, ce n’est pas une question de compétition. Au début, pour sa famille, c’était une perte de temps, mais à présent tout est différent, elle comprend mieux que Falonne aime beaucoup ce qu’elle entreprend. Du côté de ses amis, ils étaient toujours encourageants, encore plus maintenant.

As she often mentions, « makeup is an art, if you love it and you feel the great desire to do it, do not hesitate. Be confident, do not let anyone discourage you and practice a lot because it is with practice and determination that you will improve your performance and be yourself. »

Somme toute, comme elle le mentionne souvent, « le maquillage est un art, si vous l’aimez et que vous sentez le grand désir de le faire, n’hésitez pas. Soyez confiant, ne laissez personne vous décourager et pratiquez beaucoup, car c’est avec la pratique et la détermination que vous allez améliorer votre performance et soyez vous-même. »

More of Faily’s Work!

Meet Christelle Sanon (BeautybyChris)

The « Eloge du maquillage » (In Praise of Cosmetics)  by Charles Baudelaire says  » Woman is quite within her right indeed,  accomplishing a kind of duty when she devotes herself to appearing magical and supernatural, she must astonish and charm us. As an Idol, she must adorn herself to be adored.  »

Dans son « Éloge du maquillage », Charles Baudelaire eut à dire : « La femme est bien dans son droit, et même elle accomplit une espèce de devoir en s’appliquant à paraître magique et surnaturelle; il faut qu’elle étonne, qu’elle charme; idole, elle doit se dorer pour être adorée. »

Her name is  Christelle Sanon, born on June 29, 1990, in Port-au-Prince, she is the only child of her parents. Her primary studies were carried out at the Collège Marie Dominique Madzzarello (CMDM). She attended Collège Frantz Paillière for most of her secondary studies and her final class was finished in the Dominican Republic. According to her, she is not yet committed in marriage, but she is in a relationship. 

Elle s’appelle Christelle Sanon et est la fille unique de ses parents. Elle est née le 29 juin 1990 à Port au Prince. Ses études primaires ont été effectuées au Collège Marie Dominique Madzzarello (CMDM), celles du secondaire jusqu’à la Rhéto au Collège Frantz Paillière et sa classe terminale en République Dominicaine. Selon ses dires, elle n’est pas encore engagée par les liens du mariage, mais elle est en couple .

She began her career as a makeup artist at the age of 24. She made this choice when she was 14 years old because her mother never allowed her to wear makeup. As she grew older, she found herself getting closer to fashion, makeup and often she would volunteer to do her friends’ makeup on their birthdays.According to Christelle, being a makeup artist means being a model for those who dream of becoming one, the makeup artists are also stars. It is thanks to their personal touches that our celebrities are sublime on stage, in their videos, photos or even on television commercials, so a makeup artist will always be a necessity.

 Ses débuts dans le maquillage furent à l’âge de 24 ans. Elle entreprit ce choix parce que dès son plus jeune âge (14 ans) sa mère ne se lassait pas de se maquiller, en l’imitant et en grandissant elle se voit plus rapprochée de la mode et vu aussi sa régularité de se maquiller souvent ou s’occuper du maquillage de ses amies lors de leurs anniversaires.Selon Christelle, être maquilleuse veut dire être un modèle pour ceux et celles qui rêvent d’en être une, les maquilleurs (ses) sont aussi des stars, c’est grâce à leurs touches personnelles que nos artistes sont aussi sublimes sur scène, dans leurs vidéos ou sur les photos ou même dans les spots télévisés, donc pour chaque occasion on aura toujours besoin d’un (e) maquilleur (se).

Her best memory was during the shooting of the official video for Carifiesta in 2015 with Graphcity. In Christelle’s past there are bad memories, she tells us that at the beginning of her career she wanted to do some makeup practices on some friends, but they discouraged her by saying « Tifi sa toujou ap fè makak nan Figi moun »  (this girl is always trying to mess up people’s face), as if she didn’t know what she was doing. Today the same people that discouraged her are afraid to ask her for services or even information about makeup products. Therefore the little lesson that must be remembered is simple as « Never be discouraged in life, the beginning is not always easy ». When it comes to family, she is very supported by her aunts, since her mother died in 2014 as well as her father. Her parents did not have the chance to see her flourish. As far as her friends, they are very supportive of her career in makeup.

Son meilleur souvenir fut lors du shooting de la vidéo officielle de Carifiesta avec Graphcity. En général, en histoire il y a quand même de mauvais souvenir, le sien c’est au début, elle voulait opérer des pratiques de maquillage sur certaines amies, mais hélas elles voulaient lui décourager en le disant « Tifi sa toujou ap fè makak nan figi moun », mais aujourd’hui elles sont apeurées par l’idée de lui demander un service ou même un renseignement sur des produits de maquillage, donc la petite leçon qui doit être retenue « Ne jamais être découragé dans la vie, dans toute chose, le début n’est pas toujours facile». Sur le plan familial, elle est très encadrée par ses tantes, vu que sa mère est morte en 2014 ainsi que son père, donc ils n’ont pas eu la chance de lui voir s’épanouir dans ce qu’elle aime. En ce qui concerne ses amies, actuellement elles supportent à fond sa carrière dans le domaine du maquillage.

Christelle would love to do her favorite artist’s makeup, Beyoncé. Although she knows it’s a little crazy but that’s her dream. According to her, she is not in competition with anyone, on the contrary, she takes notes and learns from the great makeup artists she knows. One could say that Christelle is modest and humble.According to Christelle, makeup is profitable in Haiti, all you have to do is increase your clientele by maximizing your potentialities in terms of services and marketing. Her personal touch in the area of makeup resides in the way she draws eyebrows and the color schemes she uses on her clients’ eyes.

Selon lui, le maquillage est rentable en Haïti, il suffit d’augmenter son clientèle en maximisant ses potentialités en termes de services et de marketing. Sa touche personnelle dans le domaine du maquillage réside par la façon qu’elle dessine les sourcils et les jeux de couleurs pour les yeux. Christelle caresse l’idée de maquiller son artiste préféré Beyoncé, donc c’est son rêve et elle sait que c’est un peu fou. À lui entendre, elle n’est pas en compétition avec quiconque, au contraire elle prend notes des grands maquilleurs qu’elle connait. On pourrait dire que Christelle fait preuve d’une grande qualité qu’est la modestie.

She hopes in 4 years to be the director of her own school of makeup in Haiti. For young people who love this field, Christelle advises them that at first, it will be difficult to be appreciated, but do not be discouraged, to just attend a good makeup school and attend appropriate seminars, and finally to not get tired of doing practices , most importantly do not ever get afraid of launching your career.

Elle espère dans 4 ans d’être la directrice de son école de maquillage en Haiti.Pour les jeunes qui aiment ce métier, Christelle leur dit qu’au début ce sera difficile pour être apprécié, mais ne vous découragez pas, il suffit de fréquenter une bonne école de maquillage et suivre des séminaires appropriés, ne vous lassez pas de faire des pratiques et n’ayez pas peur de vous lancer.

More of Christelle’s Work!

Meet Sun Wendy Beauvais

EVOLUTION OF FASHION IN HAITI presents the story of a plus-size model named Wendy. Born on June 19, 1991, Sun Wendy Beauvais weighs 190 pounds and stands beautifully at 5 feet 8 inches. While working as a secretary, Wendy is studying public administration at the University of Port-au-Prince. Wendy has been a model at the Big Size Agency since 2016. Her free time revolves around reading, listening to music and fundraising to help the needy. She is very active socially. She values people and believes in their capacity. Sometimes she organizes social and cultural activities for them.Wendy is described by her loved ones as a cool, funny and frank in everything she does. « Renmen viv, renmen ri se Wendy ( A lover of life and laughter, that’s Wendy) » they say.

EVOLUTION OF FASHION IN HAITI vous présente l’histoire d’un mannequin « plus size » prénommé Wendy. Née le 19 juin 1991, Sun Wendy Beauvais pèse 190 livres pour 1m 74. Secrétaire de profession, elle étudie l’administration publique à l’Université de Port-au-Prince où elle est en première année.Wendy est un mannequin de Big Size Agency depuis 2016. Son temps libre tourne autour de la lecture, la musique et collecter des fonds pour venir en aide aux nécessiteux. Elle s’active donc dans le social, car elle valorise les gens et croit en leur capacité. Il arrive même qu’elle organise des activités socio-culturelles pour eux. Wendy est décrite, par ses proches, comme une personne cool, drôle et franche dans tous ce qu’elle entreprend.  « Renmen viv, renmen ri se Wendy »(Une amoureuse de la vie et du rire, c’est Wendy) ils disent.

Wendy was 11 years old when she walked in a fashion show for the first time. It was for her aunt’s presentation at cosmetology school. She was the only child model that day and she already knew how to charm the audience who applauded her seeing her confidence and technique at such a young age. Wendy was satisfied with her performance. After that, she grew to love the idea of becoming a professional model one day.

Wendy avait 11 ans quand elle a défilé la toute première fois; c’était pour sa tante à l’occasion de sa présentation à l’école de cosmétologie. Elle était la seule enfant du jour et elle a su charmer l’assistance qui l’avait ovationnée,  en voyant combien elle avait de l’assurance et déjà une bonne technique pour son jeune âge! Wendy était satisfaite de sa performance; pour une première elle avait assurée! Après ça, elle en est venue à caresser l’idée d’être un jour un mannequin pro.

However, the mentality of her Christian parents did not fit this dream. They told her that the fashion world was too corrupt. Wendy understood that if one day she became a model, she would surely be a plus size model because she noticed that she was gaining weight as she grew up. There were moments when Wendy felt uncomfortable in her body and lost confidence in herself, and especially the comments of her family and friends did not help her.  » Ou vinn tro gro, ou pa bel anko ( you have gained weight, you are no longer pretty) » they would say to her. However, like Ashley Graham, Tara Lynn, Matti Domingue and Candice Huffine, she insists on selling herself as a strong woman who can carry her armor in the revolution that is being made today, where women like her are struggling to find their place in the world of fashion.

Cependant, la mentalité de ses parents chrétiens ne cadrait pas avec ce rêve. Ils lui disait que ce monde là était trop corrompu. Plus jeune, Wendy a compris que si un jour elle devient mannequin, elle serait sûrement un mannequin plus size car elle a remarqué qu’elle prenait du poids en grandissant. » Il y a eu des moments où elle se sentait pas à l’aise dans son corps et perdait confiance en elle, surtout que les commentaires de sa famille et de ses amis ne l’aidaient pas « ou vin tro gro, ou pa bel anko » (tu as pris du poids, tu n’es plus jolie) ils lui disaient. Cependant, jusqu’ici elle s’était dit que comme: Ashley Graham, Tara Lynn, Matti Domingue et Candice Huffine, elle pourrait se vendre comme une femme forte qui peut porter sa pierre dans la révolution qui se fait aujourd’hui où les femmes comme elle peinent à trouver leur place dans le monde de la mode.

Wendy does not focus on the tough times, she only points out how hard it is to get contracts with designers because they often create clothes for thinner models. Some often tell her that she is too big to be a « normal » model and not big enough to be called a plus-size model. That discouraged her because she had considered herself to be a plus-size model. Moreover, after meeting with Lix Mica Racine (CEO of BSA, Big Size Agency), who very well encouraged her, she began to trust herself as a model and did not let ignorant remarks disrupt her confidence. Wendy confesses that posing in front of a camera is not easy and that it requires training and experience. Sometimes she cannot keep up with the pace of a shoot, depending on the photographer or graphic designer she is working with, but once she feels comfortable and finds herself, she adapts to the demands of the moment.

Wendy ne se focalise pas sur les moments difficiles, elle souligne juste qu’il est difficile d’avoir un contrat car les designers souvent créent des habits pour les mannequins plus minces qu’elle. Certains dans le secteur lui disent souvent qu’elle est trop grosse pour être un mannequin « normal » et pas assez grosse pour se dire mannequin rond. Ce qui l’a décourage, car elle s’était considérée comme un mannequin rond. Par ailleurs, après sa rencontre avec Lix Mica Racine DG de BSA, qui l’a  encadré dans l’agence, elle s’est orientée à se voir comme un mannequin plus size et n’a plus laissé les remarques d’avant la perturber. Wendy nous avoue que poser devant une caméra n’est pas chose facile, que ça demande de l’entraînement et de l’expérience. Certaines fois, elle n’arrive pas suivre le rythme d’un shooting pendant un moment et ceci, dépendamment du photographe ou du graphiste avec qui elle travaille. Mais une fois qu’elle se sente confortable et trouve son « feeling », elle s’adapte à la demande du moment!

Wendy is a bit undecided when it comes to viewing her family as her support system. After her very first runway show for her aunt, her family dismissed every thought of her continuing in fashion. But after becoming financially independent, she made the decision to pursue her dreams to become a well-known model, a model for young people and to make up for lost time. Today, she has the support of her boyfriend who is very proud of her and often accompanies her to smallest initiatives. Her friends and even her family congratulate her now when they see her pictures. They all have come to see her passion for fashion. Wendy is criticized for this choice but she often says that: « Whoever does not try anything has nothing and if we are afraid of criticism, especially in Haiti, we will never advance. » Each criticism helps her to progress every day.

Wendy est un peu indécise quand à l’encadrement de sa famille dans son évolution. Après son tout premier défilé pour sa tante, sa famille ne l’avait pas encouragé à continuer; elle serait plus loin à cette heure. Mais après être devenue indépendante financièrement, elle a pris la décision de poursuivre son rêve , devenir une mannequin connu et un modèle pour les jeunes et de rattraper le temps perdu. Aujourd’hui, elle a le support de son petit ami, qui est très fier d’elle et l’accompagne souvent dans ses moindres initiatives, de ses amis et même sa famille la félicite quand elle voit sa photo et en vient à voir d’un autre oeil sa passion pour la mode. Évidemment, Wendy subit des critiques par rapport à son choix. Mais elle se dit souvent que: « Qui ne tente rien n’a rien et si on a peur de la critique, surtout en Haïti, jamais on avancera ». Chaque critique l’aide à progresser chaque jour.

Wendy is very proud of who she is and confesses to being afraid sometimes. Self-esteem is the first asset that every model must have, besides determination. She wants to runway walk because she loves to be in the spotlight. This is one of her dreams! Wendy loves seeing people’s reactions when they are looking at her photos and she enjoys reading positive comments under her photos on social media. Modeling is not profitable in Haiti and fortunately for her, she does it mostly by hobby. Sometimes it happens that she gets contracts and although the pay may not be much she gets other advantages such as connections. Wendy is hopeful and is making her way in the industry little by little.

Wendy est très fière de qui elle est et nous avoue avoir peur certaines fois de trop s’estimer! L’estime de soi est la critère première que doit avoir tout mannequin, à côté de la détermination.Elle souhaite défiler à un fashion show parce qu’elle adore être sous les projecteurs. C’est l’un de ses rêves! Wendy adore voir la réactions des gens qui regardent ses photos et lire les commentaires positifs sous ses photos. Le mannequinat n’est pas rentable en Haïti et heureusement pour elle, elle le fait surtout par passe-temps. Ça peut arriver qu’elle trouve un contrat qui ne lui offre pas grand chose en monnaie, mais lui accorde d’autres avantages. Wendy dit qu’elle y fait son chemin, petit à petit.

She wants everyone involved in the fashion world from stylists, designers to organizers of cultural events to seriously think of including plus size models. That is five years or so, these models will make their name and show the world their talent and their values as full figured women. To all plus size or aspiring  models, Wendy tells them to: « Belief in yourselves, eat healthily and play sports to keep in shape not necessarily to lose weight, work your elegance. » All of this is important to captivate those who look up to you or take you as a role model. She also goes on advising models to have a plan B, a more profitable profession next to modeling because in Haiti the fashion industry is still evolving. One will not survive with modeling alone.

Elle souhaite que tous les acteurs de ce monde ; stylistes, designers, organisateurs d’événements culturels,  pensent sérieusement à mieux intégrer les plus size. Ainsi dans cinq ans, ces mannequins feront leur nom et montreront au monde entier le talent et la valeur des femmes rondes. A tous les mannequins plus size, Wendy leur dit:  » Croyez en vous-mêmes, mangez sainement et faites du sport pour garder votre ligne pa diw deja gro e kew ka manje tout bagay, travaillez votre élégance « . Tout cela est important, car ainsi vous pourrez captiver ceux qui vous regardent ou qui vous prennent comme modèle. Apprenez un métier plus sûr et rentable à côté du mannequinat; vous ne saurez vivre de cela seulement en Haïti.

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