Meet Jameson Thermitus

« A good photographer is able not to represent the objective reality but to translate the sensations and emotions felt at moment. » Jameson Thermitus is one of those photographers for whom sensations and emotions are of fundamental importance when taking a photo. He shared his story with us and, we invite you to read on.

« Un bon photographe est celui qui est capable non pas de représenter la réalité objective,mais de traduire les sensations et les émotions ressenties au moment de déclencher » David Duchemin. Jameson Thermitus est de ces photographes pour qui les sensations et les émotions éprouvées sont d’une importance fondamentale lors d’une prise de photo, Il a partagé avec nous son histoire,nous vous invitons à le découvrir.

Jameson Thermitus was born on May 19th. Although he does not share his birth year, we know that he is one of the youngest top Haitian photographers. Born and raised in Carrefour, he currently resides in Delmas. He attended Izidor Jean Louis and  Centre d’études Lumières for his secondary school studies. Thermitus was always fascinated by the expression on people’s faces during a conversation and so when he had the opportunity to obtain a camera, he began capturing these emotions.

Jameson Thermitus est né le 19 mai, bien qu’il ne partage pas son année de naissance, nous savons qu’il est l’un des plus jeunes photographes haïtiens. Né et élevé à Carrefour, il réside actuellement à Delmas. Il a fréquenté Izidor Jean Louis et le Centre d’études Lumières pour ses études secondaires. Thermitus a toujours été fasciné par l’expression sur les visages lors d’une conversation et quand il a eu l’occasion d’avoir une caméra, il a commencé à capter ces émotions.

From his young age, his friends always asked him to take pictures of them. A few years later a friend of his Eli Munder (CEO of Evolution of Fashion in Haiti), invited him to take pictures for Charlin Bateau at Digicel Stars 2014. “That’s when it all started,” he says.  After that, he became the official photographer for the compas group 5 Etwal. Thermitus did not choose photography but it chose him. Learning to love photography, he decided to self-teach the craft. Although he attended seminars at La Retouche d’image et Lumiere, his skills are mostly that of a self-taught photographer.

Dès son jeune âge, ses amis lui ont toujours demandé de prendre des photos d’eux; Quelques années plus tard, un de ses amis Eli Munder (PDG de l’évolution de la mode en Haïti) l’a invité à prendre des photos pour Charlin Bateau au Digicel Stars 2014. « C’est là que tout a commencé », dit-il. Après cela, il est devenu le photographe officiel du groupe de kompa 5 Etwal. Thermitus n’a pas choisi la photographie mais la photographie l’a choisi. Il a donc appris à aimer la photographie et a décidé de se l’auto-enseigner. Bien qu’il ait assisté à des séminaires à La Retouche d’image et Lumière, ses compétences sont principalement celles d’un photographe autodidacte.

Eli Munder (Founder of Evolution of Fashion in Haiti)

His support system was always great from the beginning. He had his friends, family, and girlfriend who were always there for him. Although his first experience resulted in blurred photos, he still uses that as a motivation to be better. And after 3 years of being a photographer, he thanks his fanatics for their support and encouragement.

Son système de soutien a toujours été génial depuis le début; Il avait ses amis, sa famille et sa petite amie qui étaient toujours là pour lui. Bien que sa première expérience ait abouti à des photos floues, il l’a utilisé comme une motivation pour être meilleur. Et après 3 ans en tant que photographe, il remercie ses fanatiques pour leurs soutiens et leurs encouragements.

Thermitus’ favorite area of photography is fashion editorial. He uses a Canon camera as a tool and he states, “ I started with canon so I continued using it”. As for editing tools, he trusts no other than Lightroom and Photoshop. And when it comes to what makes him unique amongst other photographers, Thermitus believes that it is his passion for the craft. “People tell me all the time that my photos are natural and full of emotion”, he says. He uses his heart when he is taking pictures.

Le domaine de prédilection de Thermitus est l’éditorial de la mode. Il utilise un appareil photo Canon comme outil et déclare: «J’ai commencé avec le canon, donc j’ai continué à l’utiliser». En ce qui concerne les outils d’édition, il ne fait confiance qu’à Lightroom et Photoshop. Et quand il s’agit de dire ce qui le rend unique parmi les autres photographes, Thermitus croit que c’est sa passion pour le métier. « Les gens me disent tout le temps que mes photos sont naturelles et pleines d’émotion », dit-il. Il utilise son cœur quand il prend des photos.

Miss World Haiti 2016, Suzana Sampeur

Thermitus has worked with some of the big names in the industry like Kiki Barth, Christelle Sanon, Francisco le Maquilleur, Model Clara Luce Lafond and the late Azor Le Maquilleur. He has worked with Zoule Talent Agency and Jeanty Choublak Agency. And when asked about his favorite clients to work with, Thermitus tells us that he loves to work with everyone.

Thermitus a travaillé avec de grands noms de l’industrie comme Kiki Barth, Christelle Sanon, Francisco Le Maquilleur, Clara Luce Lafond et Azor Le Maquilleur. Il a travaillé avec Zoule Talent Agency et Jeanty Choublak Agency. Interrogé sur sa catégorie de clients préférés, Thermitus nous dit qu’il aime travailler avec tout le monde.

Photography means a lot to Thermitus. According to him, photography can help the country, especially the youth. He hopes that there will be more activities for the fashion industry in Haiti. Along with some photographer friends, Thermitus put together a series of event, Haiti Meet and Greet, and one of their first events took place November 12th, 2017.  This event focused on models, photographers, and makeup artists in the Haitian fashion industry. “ I would like to see our industry to evolve. It would be great to see ou businesses use photography for  their marketing to present a better picture of the business.” Thermitus advises. In 2018 Thermitus will host his second edition of Epic Photoshoot and followed by seminars on photo retouching.

La photographie signifie beaucoup pour Thermitus. Selon lui, la photographie peut aider le pays, en particulier les jeunes. Il espère qu’il y aura plus d’activités pour l’industrie de la mode en Haïti. Thermitus a organisé une série d’événements, Haiti Meet and Greet, est l’un de leurs premiers événements qui à eu lieu le 12 novembre 2017 . Cet événement était axé sur les mannequins, les photographes et les maquilleurs de l’industrie de la mode haïtienne. « Je voudrais que notre industrie évolue, que les entreprises utilisent la photographie au sein de leur direction de marketing pour présenté une meilleure image de leur entreprise. » Thermitus conseille. En 2018, Thermitus accueillera sa deuxième édition d’Epic Photoshoot suivi par des séminaires sur la retourche.

For the outburst of photographers nowadays, Thermitus simply advises them to first understand why they want to pursue the craft and also to educate themselves before launching. “ You must educate yourself every day not only on photography but on self-esteem,” He says. As a professional, you must have the self-esteem to have the ability to dare and to take on new challenges every day.

Pour l’explosion des photographes de nos jours, Thermitus leur conseille simplement de comprendre d’abord pourquoi ils veulent poursuivre le métier et aussi de s’éduquer avant de se lancer. « Vous devez vous éduquer tous les jours non seulement sur la photographie, mais sur l’estime de soi » dit-il. En tant que professionnel, vous devez avoir l’estime de soi pour avoir la capacité d’oser et de relever de nouveaux défis tous les jours.

Cassandra Cherie, Miss Haiti Universe 2017

When it comes to competition, Thermitus thinks nothing of it. “I don’t feel any competition but rather a challenge, we are all family and there will always be clients for everyone,”  he confirms. Thermitus is a very humble person and he takes his humility in everyday business so, he uses every bad moment as a positive one.  When asked about his bad experience, Thermitus mentions that some clients sometimes forget to read every detail of his services in the contract which results in disagreements. As a humble person, Thermitus always manages to handle the issue and everyone ends up being satisfied.

Quand il s’agit de compétition, Thermitus n’en pense rien. « Je ne ressens pas de compétition mais plutôt un challenge, nous sommes une famille il y aura toujours des clients pour tous les photographes. », confirme-t-il. Thermitus est une personne très humble et il prend son humilité dans les affaires de tous les jours, il utilise chaque mauvais moment comme un moment positif. Interrogé sur ses mauvaise expériences dans le domaine, Thermitus mentionne que certains clients oublient parfois de lire tous les détails de ses services dans le contrat, ce qui entraîne des désaccords. En tant que personne humble, Thermitus parvient toujours à gérer le problème et tout le monde finit par être satisfait.

KIki Barth

Everyone has a different perspective on whether or not photography is profitable in Haiti but to Thermitus, it is both successful and a passion. To be a photographer in Haiti to him is significant. “It’s full of stress but a lot of creativity” he admits. When asked about what he would do to change certain things in the industry he said, “It’s not up to me to change but I can certainly add to it”.

Tout le monde a une perspective différente sur la question de savoir si la photographie est rentable en Haïti, mais pour Thermitus, c’est à la fois un succès et une passion. Être photographe en Haïti est important. « Ben heu ça signifie beaucoup pour moi, plein de contrainte mais beaucoup de créativité. » admet-il. Interrogé sur ce qu’il ferait pour changer certaines choses dans l’industrie, il a dit: «Ce n’est pas à moi de changer quelques choses mais je peux ajouter quelques choses».

Mulledina Clerger, Miss Haiti United Continents 2017

To young enthusiasts, Thermitus advises to first have the passion for the craft first and everything else will fall into place. He focuses on the need to educate yourself and to attend seminars. And finally, he says to go out and meet people who are in the same field as you.

Pour les jeunes enthousiastes, Thermitus conseille d’abord d’avoir la passion pour le métier d’abord et tout le reste se mettra en place. Il se concentre sur la nécessité de vous éduquer et d’assister à des séminaires. Et enfin, il dit de sortir et de rencontrer des gens qui sont dans le même domaine que vous.

More of Thermitus’ Work

 

Roody Roodboy, Haitian Artist


            How to get in Touch with this Photographer: 

Instagram:https://www.instagram.com/jamesonthermitus/

Facebook: https://www.facebook.com/jamesonthermitusphotographer/

Bookings: Contact@jamesonthermitus.com| www.Jamesonthermitus.com

Meet Tara Levros

Photography may have been a men’s art but one of our Haitian women still made the difference. She is a freelance photographer and, executive producer at Sekoya studios. Evolution of Fashion in Haiti is very proud to introduce to our readers a photographer with a vision for the industry. Meet Tara!

La photographie a peut-être été un art masculin mais une de nos femmes haïtiennes a encore fait la différence. Elle est photographe indépendante et productrice exécutive aux studios Sekoya. Evolution of Fashion in Haiti est très fière de présenter à nos lecteurs un photographe avec une vision pour l’industrie. Laissez-nous vous présenter Tara!

Tara Etienne Levros

Her name is Tara Etienne Levros, she was born in Port-au-Prince on January 4th, 1989, and she currently lives in Thomassin. Her primary studies were completed at the College Coeur de Jésus, she completed her secondary studies at Saint-Pierre College and her senior year at Lycée Anténor Firmin. After graduating in journalism and communication, she integrated a training program in photography with a Belgian organization for a period of 6 months, according to her mother’s request. The experience of this training was to face competitions and eliminations in order to reach the top 10 apprentices who will have to enter the market. The goal of the Belgians was to train 10 people. She had to make sure to fail the tests to be eliminated because becoming a photographer was not an interest of hers. Paradoxically, Tara was always part of the lineup and her creativity helped her to win every step. She wanted to make a career in the world of fashion as a designer and that’s when she realized that sometimes you can desire something, but it can turn into another form.

Son nom est Tara Etienne Levros, elle est née à Port-au-Prince le 4 Janvier 1989 et elle réside actuellement à Thomassin. Ses études primaires ont été bouclées au Collège Coeur de Jésus, elle a effectué ses études secondaires au Collège Saint-Pierre et au Lycée Anténor Firmin (La Philo). Après avoir été diplômée en journalisme et communication, elle a intégré selon la demande de sa mère un programme de formation en photographie avec une organisation belge pendant une période de 6 mois. L’expérience de cette formation consistait à faire face aux concours et des éliminations afin d’arriver aux 10 meilleurs apprentis qui auront à intégrer le marché. Le but de ces belges était de former réellement 10 personnes, elle a compris que pour ne pas y arriver il fallait qu’elle en fasse en sorte d’échouer à les tests pour se faire éliminer, car devenir photographe ne l’intéressait guère. Paradoxalement, Tara faisait toujours partie de la sélection et elle peut se réjouir de sa créativité qui l’aidait à prendre le dessus à chaque étape. Elle voulait faire carrière dans le monde de la mode en tant que designer et c’est là qu’elle a réalisé que parfois on peut désirer une chose, mais çà peut retourner à soi sous une autre forme.

Tara Etienne Levros

So, Tara started taking photography seriously because she found a way to combine fashion and photography, and since then her family has always supported her. After being the winner of the portrait category amongst the 10 contestants in the Belgian competition, her real career began at Graphcity in December 2010 with Haitian photographer Hugue-Robert Marsan as a mentor and James Delano. With these 2 as a mentor, Tara had the best start with all possible support and the only difficulties on her side was to get work materials for her level.

Ainsi, Tara a commencé à prendre la photographie au sérieux parce qu’elle a trouvé un moyen de combiner la mode et la photographie, et depuis lors, sa famille l’a toujours soutenue. Après avoir été la gagnante de la catégorie portrait parmi les 10 participants de la compétition belge, sa véritable carrière a débuté chez Graphcity en décembre 2010 avec Hugue-Robert Marsan comme mentor et James Delano. Avec ces 2 mentors, Tara a eu le meilleur départ avec tout le soutien possible et les seules difficultés de son côté étaient d’obtenir du matériel de travail pour son niveau.

The early experiences accumulated so quickly that Tara remembered that they were all exhilarating and she even learned to turn the bad ones into good ones especially the times when she had replaced Hugue-Robert on a contract and the customers were not happy with the switch. Her best memory was during a wedding contract when she arrived, one of the bridesmaids asked her where Hugue-Robert went, she replied that he had sent her in his place and the girl burst out in laughter and yelled to the future bride « Hey, this is what Hugue sent you for your photos ». Tara smiled and walked into the room where they were getting ready to introduce herself. The bride finally says: « Frankly, if I knew that Hugue was going to do this to me, I would have never signed him ». Then, Tara understood the good side of things,  that these people were motivation for her to do better and that’s what made her unique in her work by avoiding copying her mentor’s style to satisfy customers. She created her own way and stood out with her own signature, it was not easy.

Les expériences à ses débuts s’accumulaient tellement vite que Tara se souvienne qu’elles étaient toutes exaltantes et elle a même appris à transformer les mauvaises en bonnes surtout les fois où elle remplaçait Hugue-Robert pour un contrat et que les clients ne faisaient pas attention à lui, encore moins à son travail à cause de son apparence.  Son meilleur souvenir a été lors d’un contrat de mariage, à son arrivée, l’une des filles d’honneur lui a demandé où est passé Hugue-Robert, elle lui a répondu qu’il l’avait envoyé à sa place et la fille a éclaté de rire en hurlant à la future mariée  » Hey, voici ce que Hugue t’as envoyé pour tes photos,  » Tara a souri et entra dans la chambre où elles se préparaient en se présentant et après l’avoir longuement toisé de regard, la mariée a finalement lâché :  » Franchman si m te konnen e sa Hugue-Robert tap fè m, m’te ale on lòt kote mpa siyen avè l.  » Alors, Tara a compris que le bon côté des choses était de considérer que ces personnes étaient des motivations pour qu’elle fasse mieux qu’hier, aujourd’hui et demain et c’est ce qui l’a rendue unique dans son travail en évitant de copier le style de son mentor soit pour satisfaire des clients ou autres choses. Elle a créé sa propre façon et s’est démarquée avec sa propre signature, çà n’a pas été quelque chose de facile, mais elle en est arrivée.

Tara has now been a photographer for 6 years, and she specializes in portrait photography, but like the majority of our Haitian photographers, she uses events such as weddings, birthdays, etc as a source of income. With a start not too bad, Tara was able to work with the best models, makeup artists and public figures like Nadège Telford, Valerie Vilain, Smith Sainclair, Melinda Dominique, Loretto, Francisco, and modeling agency Choublack.  According to her words working with these people was only because she felt comfortable with them and believed in their professionalism. 

Tara est photographe depuis 6 ans et elle se spécialise dans la photographie de portrait, mais comme la majorité de nos photographes haïtiens, elle utilise des événements tels que les mariages, les anniversaires, etc. comme source de revenus. Avec un début pas trop mal, Tara a pu travailler avec les meilleurs mannequins, maquilleurs et personnalités publiques comme Nadège Telford, Valérie Vilain, Smith Sainclair, Melinda Dominique, Loretto, Francisco et l’agence des mannequins Choublack. Selon ses mots, travailler avec ces gens était seulement parce qu’elle se sentait à l’aise avec eux et croyait en leur professionnalisme.

In working condition, Tara is always more comfortable with a Nikon camera in hand than any other brand, her lack of creativity is felt when she does not have a Nikon. For her editing, she uses Lightroom and Photoshop. According to Tara, photography is a very vast art and in the visual world, but it is not her only knowledge. She has learned a lot more in other fields and following other skills that she has discovered, she specializes in audiovisual production, in fact,  her dream is to obtain a  master’s degree abroad to expand her knowledge.

En condition de travail, par rapport à ses dires, elle est toujours plus à l’aise avec un appareil Nikon en main que n’importe quelle autre marque, son manque de créativité se fait ressentir quand elle n’a pas un Nikon peu importe laquelle. Pour ses retouches, elle utilise Lightroom et Photoshop. Selon Tara, la photographie est un art très vaste et dans le monde du visuel, elle n’est pas sa seule connaissance. Elle a pu apprendre beaucoup plus dans d’autres domaines et suite à d’autres aptitudes qu’elle s’est découverte, elle s’est spécialisée en production audiovisuelle et son rêve est de faire un master à l’étranger afin d’élargir beaucoup plus ses connaissances.

Thanks to her combined abilities, she worked with a lot of artists at the beginning when she was at Graphcity and, still today with Sekoya Studios with Rameces Demaratte, CEO of this company. Today, for Tara, photography is everything, her passion, her love, her source of life and in relation to the world of fashion, if she did not have photography, she would not have created anything. Although here in Haiti, it is everyone for themselves, which is the biggest problem, but she firmly believes that things could be better by having other looks and ways of thinking. « We are so busy tearing each other apart by trying to prove that each of us is better than the other, that we are not moving forward, »  she says. Only a few want to make a difference by creating activities for the evolution of these areas (photography, fashion) in Haiti and but unfortunately, those who want to destroy the effort are the majority and are weirdly part of the same industry that we want to see evolve. Alone, she can not say « STOP », because she is already subject to this famous phrase:« She thinks she’s who or what to want to achieve so much » or the other « You started just the other day, you didn’t even know anything (avan hier la li paret, ou pat menm konn anyen) ». 

« We have these old bad habits and we are in great need of letting them go in order to move forward. We are in an era where information is the key to everything and every area of business is changing fast, so we need to make sure our society is seen differently and to put our work forward differently than the way we do business. Let’s do it all now. »

Grâce à ses capacités réunies, elle a travaillé avec beaucoup d’artistes au début quand elle était à Graphcity et, aujourd’hui encore avec Sekoya Studios en compagnie de Rameces Demaratte, CEO de cette entreprise (une rencontre des plus historiques). Aujourd’hui, pour Tara, la photographie est tout, sa passion, son amour, sa source de vie et par rapport au monde de la mode, si elle n’avait pas eu la photographie, elle ne pouvait rien créer. Malgré qu’ici en Haïti, c’est un contexte de chacun pour soi et c’est là le plus gros problème, mais elle croit fermement que les choses pourraient être meilleures en ayant d’autres regards et façons de penser. À écouter Tara, « Nous  sommes tellement occupés à nous entre-déchirer en voulant prouver que chacun de nous est meilleur que l’autre que nous n’avancons pas. Rares sont ceux qui veulent faire la différence en créant des activités pour l’évolution de ces domaines en Haiti et ceux-là qui veulent détruire l’effort de ceux qui veulent évoluer positivement sont malheureusement majoritaires et pas étonnant si on les trouve dans le même secteur d’activité qu’on veut voir évoluer. Et encore malheureusement à elle seule, elle ne peut pas dire « STOP », car elle fait déjà l’objet de cette fameuse phrase de notre vieil coutume désagréable :  » Elle pense être qui ou quoi pour vouloir réaliser çi ou çà  » ou encore  » avan yè la ou fèk vini, ou pat menm konn anyen … »

« On a tous ces vieux mœurs auxquels il nous faut nous détacher pour mieux avancer. Nous sommes à une ère où l’information est la clé de tout et chaque domaine d’activité évolue à grands pas, à nous donc de faire en sorte que notre société soit vue différemment et de faire valoir nos travaux autrement que la façon dont on le fait tous maintenant. »

Being a photographer in Haiti is not easy and it is even less externally if you have no asset to play in your favor. It takes a lot of work and experience to declare oneself as a photographer and it is this same reason that always pushes us, photographers, to lead the way for those who to come. We must also learn from our elders, it’s also one of the ways that the fashion industry, in general, can rise to higher levels. Her current vision of this world is that we have many different talents but we are paralyzed by the simple facts that we use hypocrisy and selfishness as the motto.


Être photographe en Haiti n’est pas chose facile et çà l’est encore moins extérieurement si on a aucun atout pour jouer en notre faveur. Il faut beaucoup de travail et d’expérience avant de se déclarer comme photographe et c’est cette même raison qui la pousse toujours à dire que c’est nous qui devons montrer la voie à ceux-là qui viennent, nous devons aussi apprendre de nos aînés, c’est aussi l’une des façons pour que l’industrie de la mode en général inclus le visuel soit à un autre niveau. Sa vision actuelle de ce monde est que nous sommes paralysés avec beaucoup de talents différents pour la seule et simple raison que nous utilisons les mots comme « hypocrisie et égoïsme » comme devise.

According to Tara, we all have competitors in every field, but that does not explain why we choose to hate and destroy ourselves while we can make this competition a source of positive visibility. All this, she would like to be able to change, especially the way we perceive photography in Haiti and that’s why she works hard to make her project « Festival de la Photographie (Festival of Photography) » an essential point in the sector. Tara knows that it is not easy with all that was mentioned, but in the 5 years to come, she intends to make it the center of interest to all.

Selon Tara, nous avons tous des concurrents dans chaque domaine d’activité, mais cela n’explique pas pourquoi nous choisissons de nous haïr et de nous détruire alors que nous pouvons faire de cette concurrence une source de médiatisation pour une autre visibilité positive. Tout ceci, elle aimerait pouvoir les changer, surtout la façon dont on perçoit la photographie en Haïti et c’est pour ça qu’elle travaille d’arrache-pied à faire de son projet de « Festival de la Photographie » un point incontournable dans le secteur, déjà ce n’est pas facile avec tout ce qu’elle vient de citer comme problème, mais pour les 5 années à venir, elle compte bien faire de cette activité le centre d’intérêt de tous !


The only advice she considers to be more than adequate to give to all those who really want to take to heart this job is to always practice, to go beyond their abilities, to do more than create, and innovate. Practice without stopping!

Le seul conseil qu’elle considère être  plus que bien à donner à tous ceux qui veulent vraiment prendre à cœur ce métier est de toujours pratiquer, aller au plus loin de ses capacité faire plus que créer et innover. Pratiquer sans arrêt

MORE OF TARA’S WORK

Meet Hugue Robert Marsan

To position yourself among the best, it requires talent and hard work. The staff of Evolution of Fashion in Haiti is pleased to present a model of success in the field of photography in Haiti.

Pour se positionner parmi les meilleurs, çà requiert du talent et du travail. Le staff d’Evolution of Fashion in Haiti se fait le plaisir de vous présenter un modèle de réussite dans le domaine de la photographie en Haïti.

Hugue Robert Marsan

His name is Hugue-Robert Marsan, born may 22nd 1982. Marsan was born and currently resides in Port-au-Prince, Haiti. He attended a prestigious Catholic school in Port-au-Prince, Institution Saint Louis de Gonzague. It was always a dream of his to become a photographer but Marsan’s parents were not always supportive. The art of capturing moments was always a passion of his. Marsan decided to become a photographer by attending CEPEC, a well-known photography school in Haiti but most of his skills according to him are self-taught. He officially became a photographer when he had to replace his cousin as the director of photography at Graphcity, the leading graphic design company in Haiti. Marsan had begun photography since 2003 but he considered his career as a professional photographer to have launched in 2006.

Son nom est Hugue-Robert Marsan, né le 22 mai 1982 à Port-au-Prince, Haïti; où il réside actuellement. Marsan a fréquenté l’école catholique à Port-au-Prince, institution Saint Louis de Gonzague. C’était toujours son rêve de devenir photographe mais ses parents n’y étaient pas toujours favorables. L’art de capturer des moments a toujours demeuré une passion pour lui. Marsan a décidé de devenir photographe en assistant à des cours à CEPEC, une école de photographie bien connue en Haïti mais la majorité de ses compétences, selon lui, sont autodidactes. Il est officiellement devenu photographe quand il a dû remplacer son cousin en tant que directeur de la photographie à Graphcity, la principale société de Design Graphique en Haïti. Marsan avait commencé la photographie depuis 2003 mais il a considéré que sa carrière de photographe professionnel a été lancé en 2006.

Haitian Model Suzana Sampeur

Becoming a photographer was not an easy journey for Marsan. “To be a good photographer, you have to be passionate and devote a lot of time,” he says. In the beginning, Marsan was always at the Faculte de Science in Haiti, where he obtained his bachelors in engineering, so he was not devoting enough time to the craft. His girlfriend at the time, now wife, was very supportive. On the other hand, his parents were not taking his passion serious. And “the worst” his clients did not give too much importance to the services of a photographer, so it was not very profitable at first. His first experience as a photographer was through wedding photography. It was nerve-racking at first. “Imagine, we can’t ask a couple to remarry if we spoil the photos,” he says. Fortunately for Marsan, everything turned out on the positive side and this is where his professional wedding photography career started.

Devenir photographe n’était pas un parcours facile pour Marsan. «Pour être un bon photographe, il faut être passionné et y consacrer beaucoup de temps» dit-il. Au début, Marsan était toujours à la faculté des sciences en Haïti, où il obtint ses baccalauréats en ingénierie, Il ne consacrait donc pas assez de temps à cette activité. Sa petite amie à l’époque, devenue maintenant sa tendre moitié, était très compréhensive. D’autre part, ses parents ne prenaient pas sérieusement sa passion. Et « le pire » ses potentiels clients ne donnaient pas trop d’importance aux services d’un photographe. Le commencement de sa carrière n’était donc pas très rentable . Sa première expérience en tant que photographe a été une séance de photographie de mariage. Au début, c’était stressant. « Imaginez-vous que nous ne pourrions pas demander à un couple de se remarier si nous gâtions les photos » dit-il. Heureusement pour Marsan, tout s’est avéré positif et c’est là que sa carrière professionnelle de photographie de mariage a commencé.

When asked about his favorite area in photography he says, “ I rather fashion but I do a lot of wedding photography.” His modern and journalistic style is what makes Marsan unique amongst Haitian photographers. Looking at a photograph of Marsan is like looking through a storybook. It is as if one is connected with the photograph. “I like to tell stories in my photos” he admits.Marsan uses Nikon to carry out his message and edits with Lightroom and Photoshop. Marsan has worked with numerous Haitian makeup artists, models, and designers both in Haiti and in the USA. As for celebrities, he has worked with actors, politicians and recently Haitian singer Emeline Michel.

Lorsqu’on lui a questionné à propos de sa catégorie préférée dans la photographie, il a répondu: «Je préfère la mode, mais je fais beaucoup de photographie de mariage.» Son style moderne et journalistique lui rend unique parmi les photographes haïtiens. Contempler une photo de Marsan c’est comme regarder à travers un livre de contes. C’est comme si on était connecté avec la photo. « J’aime raconter des histoires dans mes photos », il admet. Marsan utilise Nikon pour réaliser son message et les édite avec Lightroom et Photoshop. Marsan a travaillé avec de nombreux artistes, de maquilleurs haïtiens, des modèles et des designers à la fois en Haïti et aux États-Unis. Quant aux célébrités, il a travaillé avec des acteurs, des politiciens et récemment la chanteuse Haïtienne Émeline Michel.

Haitian designer Christelle Dominique

To Marsan, photography is the essential element to sell positive images of fashion. Unfortunately, according to Marsan, photographers are not very well appreciated in Haiti. “It is rare to find a designer who decides to book a photographer to present their collection,” Marsan says. He knows that there is a lot of potential in the industry but it is not exploited enough.Nowadays, young high school grads turn to photography and many of them become professionals. According to Marsan, there need to be more photography schools in Haiti to accommodate the young enthusiasts. There’s a lot of talent but little economic means. Marsan is a very well-known photographer but he also has someone he looks up to and who inspires him. He is inspired by Marc Baptiste for his natural and simple style of photography. When it comes to competition, Marsan says, “All of this is a good thing for the industry. Competition is a good thing”. And so he feels compelled to innovate.

Pour Marsan, la photographie est l’élément essentiel pour vendre des images positives de la mode. Malheureusement, selon Marsan, les photographes ne sont pas très bien appréciés en Haïti. « Il est rare de trouver un designer qui décide de réserver un photographe pour présenter leur collection », dit Marsan. Il sait qu’il y a beaucoup de potentiel dans l’industrie, mais il n’est pas suffisamment exploité. De nos jours, les jeunes diplômés de lycée se tournent vers la photographie et beaucoup d’entre eux deviennent des professionnels. Selon Marsan, il faut plus d’écoles de photographie en Haïti pour accueillir les jeunes enthousiastes. Il y a beaucoup de talent, mais peu de moyens économiques. Marsan est un photographe très bien connu, mais il a aussi quelqu’un qui lui inspire. Il mentionne Marc Baptiste comme une source d’inspiration, pour son style naturel et simple de la photographie. Quand il s’agit de la concurrence, Marsan dit: «Tout cela est une bonne chose». Alors, il se sent obliger d’innover.

A writer once said that discouragement is the enemy’s greatest tool, well Marsan had his share, but he chose to learn from every moment. When there’s any inconvenience, he just keeps his calm and remains professional. Instead, he chooses to focus on his greatest moments like receiving prizes and meeting celebrity photographers. “…when I’m shooting a photo session, I am in my own world,” he admits to us.

Un écrivain a dit que le découragement est le plus grand outil de l’ennemi. Marsan avait choisi d’apprendre de chaque moment. Quand il y a un inconvénient, il garde son calme et reste professionnel au lieu de se concentrer sur ses plus grands moments comme recevoir des prix, et rencontrer des photographes de célébrités. « … quand je tourne une séance de photo, je me sens dans mon propre monde, » il a admet.

If Hugue Robert Marsan had to change one thing in the industry, it would be to get more appreciation from the Haitian public. To the public, he says, “give more importance to our Haitian photographers”. To the young aspiring models, photographers, and makeup artists, he advised being strong. “ You have to be able to suffer and give the best of yourself.” He emphasizes the need to aim for excellence and always work on giving the best quality of work.

Si Hugue Robert Marsan devrait changer une chose dans l’industrie, ce serait l’obtention de plus d’appréciation du public pour les photographes haïtiens. Pour les jeunes aspirants modèles, les photographes, et les artistes de maquillage, il a conseillé d’être fort. « Il faut être capable de souffrir et de donner le meilleur de soi-même. » Il insiste sur la nécessité de viser l’excellence et le travail, de donner la meilleure qualité de travail.

MORE OF MARSAN’S WORK

Haitian model Kiki Barth

Haitian artist Paul Beaubrun

Meet Ludner Desvarieux

His name is Desvarieux Ludner Junior, born January 6th, 1992 in Carrefour, Haiti. Desvarieux currently resides in Delmas. He carried out his primary studies at the Petit Poucet school and attended St Martin de Tours for his secondary studies. Today, Desvarieux is attending the University of the Dr. Aristide Foundation (l’Université de la Fondation du Doc Aristide) for Political and legal science. 

Son nom est Desvarieux Ludner Junior, né le 6 janvier 1992 à Carrefour, Haïti. Desvarieux réside actuellement à Delmas. Il a effectué ses études primaires à l’école de Petit Poucet et a suivi à St Martin de Tours pour ses études secondaires.  Aujourd’hui, Desvarieux étude à l’Université de la Fondation Dr Aristide pour la science politique et juridique.

His first love was computer graphics but his passion for photography appeared to him after high school.  His love for imagery and his craving for knowledge made him decide to take photography courses. Like many aspiring photographers in Haiti, he attended CEPEC (Centre d’Études Photographiques et Cinématographiques) for two years but self-teaching also played a big part in his skills. According to Desvarieux, his photography skills are 70 percent self-taught and 30 percent school learned.  “I became a photographer by passion, practice, and the encouragement of others,” Desvarieux tells us.  

Son premier amour était l’infographie, sa passion pour la photographie lui est survenu après ses études secondaires. Son addiction pour l’imagerie et sa soif de connaissance lui ont fait décider de prendre des cours de photographie. Comme beaucoup de photographes aspirants en Haïti, il a assisté à CEPEC (Centre d’études photographiques et cinématographiques) pendant 2 ans, mais l’auto-apprentissage a joué un grand rôle dans ses compétences. Selon Desvarieux, ses compétences en photographie sont 70% d’autodidacte et 30% de ses expériences scolaires . « Je suis devenu photographe de passion, de pratique et d’encouragement des autres » nous raconte Desvarieux.

The process of becoming a photographer was not an easy one for Desvarieux. He encountered a lot of difficulties that made him learn from fairly important experiences in terms of human relationships before it was difficult for him to seek consensus with the clients. “To be a good photographer you must first know how to maintain a good relationship with your clients,” Desvarieux says. Realizing his obstacles and overcoming them, Desvarieux ’s  career started to progress. At first, he only had his mother’s support but overtime he earned the encouragement of other individuals. He thanks two friends, Olivier and Oly Remy for their impeccable support in the area.

Le processus d’imposition comme photographe n’était pas facile pour Desvarieux. Il a rencontré beaucoup de difficultés qui lui ont rendu des expériences assez importantes en terme de relations humaines, avant c’était difficile pour lui de chercher un consensus avec les clients. « Pour être un bon photographe, vous devez d’abord savoir comment maintenir une bonne relation avec vos clients » nous avance Desvarieux. Réalisant ses obstacles et les surmonter, la carrière de Desvarieux a commencé à entamer le chemin du progrès. Au début, il n’avait que le soutien de sa mère, mais les heures supplémentaires, il a gagné l’encouragement d’autres personnes. Il remercie deux  de ses amis : Olivier et Oly Rémy pour leur soutien impeccable.

Desvarieux started his photography career two years ago. His first experience as a photographer was like any other, full of discouragement and regret. To him, photography is a discipline segmented into several branches. There are fashion, portrait, culinary, animal, nature and many more types of photography. From the beginning, Desvarieux’s  interest was always on editorial, and fashion photography. When it comes to what differentiates Desvarieux from other photographers according to him is his style. Every photographer has their own style and touch. He works on his editing style and thanks to that, people are able to identify his photographs without the logo. He doesn’t have a favorite camera but his first was a Canon D40. “I honestly don’t see any big difference between Canon and Nikon cameras” Desvarieux states. According to the fact that he takes shots with a Canon is a question of habit and not preference. And when it comes to editing software, he uses Lightroom and Photoshop.

Il y a deux ans que Desvarieux a débuté sa carrière de photographe. Sa première expérience était comme d’ordinaire, avec plein de découragement et de regret. Pour lui la photographie est une discipline segmentée en plusieurs branches. Il y a la photographie de mode, portrait, culinaire, animal, nature et beaucoup d’autres. Depuis le début, l’intérêt de Desvarieux était toujours centré sur l’éditorial et la photographie de mode. Quand il s’agit de ce qui lui différencie des autres photographes,  selon Desvarieux c’est le style. Il travaille toujours sur son style d’édition et grâce à cela, les gens sont en mesure d’identifier ses photos sans son logo.  Il n’a pas un appareil de photographie préféré, mais son premier était un Canon D40. « Honnêtement, je ne vois pas de grande différence entre les caméras Canon et Nikon » nous dit Desvarieux. Selon lui, le fait qu’il prend des clichés avec un Canon est une question d’habitude et non de préférence. Et quand il s’agit de logiciels d’édition, il utilise Lightroom et Photoshop.

During his career in this field, he worked with a long list of models and makeup artists such as Brihanno, Widzor Germain, Stainless and so on. He had the opportunity to work with designers like Eud Collection, Hiro Hito, Yves Marchands, and Emma Creation.  He worked with modeling agencies such as Glow Up by international Haitian model Tatiana Beaublanc and recently started working with Zoule Talent Agency by Matti Domingue.  Desvarieux appreciates their talent and devotion because the fashion industry in Haiti is not an easy one. “They fight to achieve their goals without even having a guarantee,” Desvarieux tells us. Desvarieux had the privilege of working with Princess Eud, Matti Domingue and also the current Miss Haiti Universe Cassandra Chery for the cover of Trans Magazine.

Au cours de sa carrière dans ce domaine, il a travaillé avec une longue liste de modèles et des artistes de maquillage tels que Brihanno, Widzor Germain, Stainless et ainsi de suite. Il a eu l’occasion de travailler avec des designers comme Eud Collection, Hiro Hito, Yves Marchand et Emma creation. Il a travaillé avec des agences de modélisation telles que Glow up par le modèle international haïtien Tatiana Beaublanc et a récemment commencé à travailler avec Zoule Talent Agency par Matti Domingue. Desvarieux apprécie leur talent et leur dévouement parce que l’industrie de la mode en Haïti n’est pas facile. « Ils se battent pour atteindre leurs objectifs, leurs passions sans même avoir de garantie » nous dit Desvarieux. Desvarieux a eu le privilège de travailler avec la princesse Eud, Matti Domingue et aussi l’actuelle Miss Haïti Univers, Cassandra Chery pour la couverture de Trans Magazine.

In the fashion industry, photography represents a bridge of contact with other actors such as models, makeup artists, and designers, according to Desvarieux. Through photography, all the actors of the fashion industry are able to connect and create a product that the world can inspire from. “Photography has allowed me to familiarize myself with many people in spite of their diversity,” Desvarieux admits. According to Desvarieux, the fashion industry is not profitable because it is restricted.  For instance, models are the bottom of the crop and cannot live on that alone.  “We need to rethink the industry as other countries do by implicating more political, economic and social structures,” he says. Photography is profitable to some in Haiti. Photography does not benefit from the fashion industry because the industry itself does not generate enough profit. To Desvarieux, a photographer’s source of profit is particularly from weddings, family portraits, and events gigs.

 Dans l’industrie de la mode, la photographie représente un pont de contact avec d’autres acteurs tels que les modèles, les artistes de maquillage, et les concepteurs, selon Desvarieux. Grâce à la photographie, tous les acteurs de l’industrie de la mode sont en mesure de se connecter et de créer un produit que le monde peut inspirer. « La photographie m’a permis de me familiariser avec beaucoup de gens malgré leur diversité » admet Desvarieux. Selon Desvarieux, l’industrie de la mode n’est pas rentable parce qu’elle est restreinte. Par exemple, bon nombre des modèles ne peuvent pas survivre avec seulement cette activité. «Nous devons repenser l’industrie, comme d’autres pays le font par des structures plus politiques, économiques et sociales», dit-il. Selon Desvarieux, c’est un groupe minoritaire qui bénéficie de la photographie. Cette activité ne bénéficie pas de l’industrie de la mode parce que l’industrie elle-même ne génère pas assez de profit. Pour Desvarieux, la source de profit d’un photographe est particulièrement les mariages, les portraits de famille et quelques événements.

Like anything in life, there are good, bad and worst moments. Desvarieux had his shares of deceit. “My worst moments in the field is when people use my sympathy to deceive me,” he tells us. The community can sometimes be a little cruel. Many Haitians do not appreciate the work that is being put out by photographers. Although there is an economic problem in Haiti, the people that can actually afford photography shoots sometimes give ridiculous prices to minimize the work of the photographers.  “They prefer to play foot and hand to devalue your work by giving derisory prices.” Desvarieux firmly states.  He does not let his bad experiences influence his work. He also tells us that he has a wonderful time when on the field of work.

Comme tout dans la vie, il y a de bons, de mauvais et de pires moments. Desvarieux avait ses actions de tromperie. «Mes pires moments dans le domaine, c’est quand les gens utilisent ma sympathie pour me tromper», nous raconte Desvarieux. La communauté peut parfois être un peu cruelle. Beaucoup de nos confrères n’apprécient pas le travail effectué par leurs collègues photographes. Bien qu’il y ait un problème économique en Haïti, les gens qui peuvent réellement se permettre des séances de photographie donnent parfois des prix ridicules pour minimiser le travail des photographes. «Ils préfèrent jouer pied et main pour arriver à dévaloriser votre travail en vous donnant des prix dérisoires.» nous dit Desvarieux fermement. Il ne laisse pas ses mauvaises expériences influencer son travail. Il nous dit aussi que c’est merveilleux pour lui quand il est dans le domaine du travail.

Desvarieux knows that photography is evolving in Haiti and recognizes the need for more skilled photographers. What despises him is the fact that there are photographers who have more interest in making money and sleeping with women in the name of photography. “Nowadays photography is like Eldorado, the new world,” Desvarieux says. His inspiration comes from elsewhere, though he respects the work of the credible Haitian photographers.When it comes to competition, Desvarieux does not feel pressured. He understands his environment and knows that competition is to be expected.

Desvarieux sait que la photographie évolue en Haïti et reconnaît le besoin de photographes plus qualifiés. Ce qu’il condamne, c’est le fait qu’il y a des photographes qui ont plus d’intérêt à faire de l’argent et de coucher avec les femmes au nom de la photographie. « Aujourd’hui, la photographie est comme l’Eldorado, le nouveau monde »  nous avance Desvarieux. Son inspiration vient d’ailleurs, bien qu’il respecte le travail des photographes haïtiens crédibles. En ce qui concerne la concurrence, Desvarieux ne ressent pas de pression. Il comprend assez bien son environnement et sait que la concurrence doit être attendue.

Desravieux’s goal for the future is to be a reference in the field of photography in Haiti. He specifies on being a reference for portrait, fashion, and editorial photography. He knows that it will not be easy to accomplish because of the way photography is viewed in Haiti but he intends to work hard to accomplish his dreams.

L’aspiration de Desvarieux, c’est de devenir une référence dans le domaine de la photographie en Haïti. Il précise être une référence pour le portrait, la mode, et la photographie éditoriale, il sait qu’il ne sera pas facile à accomplir en raison de la façon dont la photographie est considérée en Haïti, mais il a l’intention de travailler dur pour accomplir ses rêves.

To conclude, Desvarieux advises the future photographers of Haiti, to have in mind that the field is not easy. To begin photography in Haiti according to Desvarieux is to be humble and have the patience to be able to deal with the different encounters. “To become a real photographer or model in Haiti, at the beginning the money must be the least of your worries.” He advises. He says to have courage because we can change this field whether it’s the industry as a whole or photography itself, we have already gone far

Pour conclure, Desvarieux conseille les futurs photographes d’Haïti, d’avoir à l’esprit que le domaine n’est pas facile. Au début, la photographie en Haïti, selon Desvarieux c’est de pratiquer l’humilité et avoir de la patience pour être en mesure de faire face aux différentes rencontres. « Pour devenir un vrai photographe ou un modèle en Haïti, au début, l’argent doit être le moindre de vos soucis. » stipule Desvarieux. Il finit pour conseiller du courage parce que nous pouvons changer ce domaine, que ce soit l’industrie dans son ensemble ou la photographie elle-même, nous sommes déjà en émergence.

 MORE PHOTOS


How To Reach This Photographer  

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Facebook: https://www.facebook.com/ludnerjunior.desvarieux

Bookings: desvarieux.ludnerjunior@gmail.com

Meet Gadi Maciaq

As one of the world’s greatest writers named Emile Zola said, « In my view, you cannot claim to have seen something until you have photographed it. » Photography and fashion are two disciplines that contain a fairly significant correlation by having a common point that is visual. We are proud to introduce you this amazing Haitian photographer. Meet Gadi Maciaq!

Comme disait l’un des plus grands écrivains du monde dénommé Emile Zola, «A mon avis, vous ne pouvez pas dire que vous avez vu quelque chose à fond si vous n’en avez pas pris une photographie.»  La photographie et la mode sont deux disciplines qui contiennent une corrélation assez importante en possédant un point commun qui est le visuel. Nous sommes fiers de vous présenter ce photographe. Faisons connaissance avec Gadi Maciaq!

His name is Gadi Maciaq, born and raised in Cap-Haitien, on October 19th, 1984. Maciaq currently resides in Port-au-Prince with his wife and son.  In 2005, Maciaq started working as a graphic designer, which has always been a dream of his. As a graphic designer,  Maciaq was doing a lot of photo retouching until a friend advised him to further his skills by taking photography classes. « ..By that time my passion for photography couldn’t stop, I wanted to learn more”, Maciaq tells us. In 2011, Maciaq attended Centre d’Etudes Photographiques et Cinématographiques (CEPEC) to nourish his passion for the arts.  Although Maciaq attended CEPEC, the work that we all have been privileged to see is that of a self-taught photographer. Maciaq’s work as a photographer started 6 years ago but he decided to take a break to master his work by self-teaching with the internet as a guide.

Son nom est, Gadi Maciaq, né et élevé  au Cap-Haïtien, le 19 octobre 1984. Maciaq réside actuellement à Port-au-Prince, avec sa femme et son fils. En 2005, Maciaq a commencé à travailler en tant que graphiste, ce qui a toujours été son rêve. Maciaq faisait beaucoup de retouche photo jusqu’à ce qu’un ami lui conseille d’approfondir ses compétences en prenant des cours de photographie. «… A cette époque, ma passion pour la photographie ne pouvait pas s’arrêter, je voulais en savoir plus » nous a t’il confié. En 2011, Maciaq a participé au centre d’Etudes photographiques et cinématographiques (CEPEC) pour nourrir sa passion pour les arts, et commencé à suivre des cours sur la photographie. Bien qu’il ait suivi des cours à CEPEC, le travail que nous avons tous eu le privilège de regarder est celui d’un photographe autodidacte. La tâche de Maciaq en tant que photographe a commencée  6 ans de cela, après cela il a décidé de prendre une pause pour maîtriser son travail par l’auto-apprentissage avec l’Internet comme  guide.

From day one Maciaq had the support of his family and friends, who have always encouraged him to pursue his career in photography. He names a few people that were always encouraging him, which are Christina Rémy, Persona H. Junior, and Georges Emmanuel.He states that these individuals were the reason why he became a better photographer. “I couldn’t make it without their support,” he tells us.

Dès le premier jour Maciaq avait le soutien de sa famille et ses amis.  Il nomme quelques personnes qui l’on souvent encouragé, tels que: Christina Rémy, persona H. Junior et Georges Emmanuel.  Il affirme que ces personnes étaient la raison pour laquelle il est devenu un meilleur photographe. «Je ne pouvais pas le faire sans leur soutien», nous dit-il.

Like any career, Maciaq faced some difficulties at the beginning where he had a hard time finding people who were willing to let him photograph them for practice. Being new to photography, he did not yet have a reputation or much experience. With a great influence and reputation on social media, Maciaq now has the confidence to ask anyone to be his muse.  “I remember the first time that I posted something on social media, I had people asking me to take their pictures for weddings or portraits” he states.

Comme toute carrière, Maciaq a confronté quelques difficultés au début, il a eu du mal à trouver des modèles qui étaient disposés et disponibles pour les prises de photos pour la pratique, étant donné il était encore un débutant. Avec une grande influence et la réputation sur les médias sociaux, Maciaq a maintenant la confiance de demander à quiconque d’être sa muse.  « Je me souviens après ma première poste, j’ai eu des gens me demandant de prendre leurs photos pour leur mariage ou portrait », déclare t’il.

When asked about what made him unique from other photographers, Maciaq simply stated that it was his passion for the arts. “For me life is art”, he tells us. “I’m not going to say that I’m unique and also the most brilliant photographer out there but I believe it is the passion to create that has allowed my work to compete in the industry ». Passion for the arts is built in Maciaq, he could not imagine doing anything else. As for his favorite area of photography, he tells us that he loves taking fashion portraits and wedding photographs.When doing what he loves best, he uses Nikon. Although Maciaq first started his career with a Sony camera, Nikon is what he finds suits him. “I switched to Nikon because I liked their system…for me, it’s very user-friendly”. When it comes to editing software, Maciaq trusts photoshop, Lightroom and he’s currently learning Capture One.

Interrogé sur ce qui l’a rendu unique par rapport aux autres photographes, Maciaq a simplement déclaré que c’était sa passion pour les arts. « Pour moi, la vie est l’art », il nous dit. «Je ne vais pas dire que je suis unique et aussi le photographe le plus brillant, mais je crois que c’est la passion de créer qui a permis à mon travail de rivaliser dans l’industrie». La passion pour les arts est construite en Maciaq, il ne pouvait pas s’imaginer à faire une autre chose. Quant à son domaine  dans la photographie, il préfère des portraits fashion et les séances de photos de mariage. En faisant ce qu’il aime le mieux, il utilise Nikon. Bien que Maciaq d’abord a commencé sa carrière avec un appareil photo Sony, Nikon est son appareil favori. « Je suis passé à Nikon parce que j’ai aimé leur système … pour moi c’est facile a utiliser « . Quand il s’agit de logiciels qu’il utilise pour éditer les photos, Il a confiance en Photoshop, Lightroom et il est actuellement en apprentissage de Capture One. 

In a country like Haiti, many people try to find anything to make a living even if it means doing something that is not passion driven. To Maciaq, being a photographer in Haiti nowadays is to work harder to stand out because, in his own words, “everyone is a photographer”. It is a great thing that the industry is growing but Maciaq believes that there are too many pretenders. “…by the time they have money to buy a DSLR, they call themselves a photographer,” he says. Maciaq emphasizes on learning the basics of photography and working hard to create a vision as an artist. Photography can be profitable in Haiti if only schools were established to have young people learn it as a career. “But sadly photographers aren’t paid enough for their passion” according to Maciaq.

 Dans un pays comme Haïti, beaucoup de gens essaient de trouver quelque chose pour gagner leur vie, même si cela signifie faire quelque chose qui n’est pas motivé par la passion. Pour Maciaq, être un photographe en Haïti de nos jours n’est pas facile, il faut travailler dur pour être vue parce que, dans ses propres mots, «tout le monde est un photographe». C’est une grande chose que l’industrie est en croissance, mais Maciaq croit qu’il-y-a de nombreux prétendants. «… au moment où ils ont de l’argent pour acheter un DSLR, ils se croitent un photographe», dit-il. Maciaq met l’accent sur l’apprentissage des bases de la photographie et de travailler dur pour créer une vision en tant qu’artiste. La photographie peut être profitable en Haïti si seulement des écoles ont été établies pour apprendre les jeunes  qu’il s’agit d’une carrière. « Mais  malheureusement, les photographes ne sont pas assez payés pour leur passion », selon Maciaq.

Maciaq realizes and appreciates the growth of the Haitian Fashion industry. There is also a lot of new competition but Maciaq is fearless. He has no regrets and cherishes every moment of the industry. He is glad to have worked with the different makeup artists, models, and designers in the fashion industry. “In a way or another I learn from them…” he says. As for his fellow photographer peers, he is inspired by Rafaël Castera, René Durocher, Hugue Robert Marsan and Edz the Artist.

Il apprécie la croissance de l’industrie de la mode haïtienne. Il-y-a aussi beaucoup de nouvelles compétitions, mais Maciaq est sans peur. Il n’a aucun regret et embrasses chaque instant de l’industrie. Il est heureux d’avoir travaillé avec les différents artistes de maquillage, modèles et designers dans l’industrie de la mode.D’une manière ou d’une autre j’apprends d’eux …» dit-il. Quant à ses pairs photographes, il s’inspire de Rafaël Castera, René Durocher, Hugue Robert Marsan et Edz the Artist.

According to Maciaq he wouldn’t change anything in the industry because everyone has a different perspective on art. But one thing for sure, he believes that there needs to be more professionalism. “The way you present your work is what people are going to think that you can deliver” Maciaq boldly states. A book is always judged by its cover in this industry.

Selon le Photographe il ne changerait rien dans l’industrie parce que chacun a une perspective différente sur l’art. Mais une chose à coup sûr, il croit qu’il doit y avoir plus de professionnalisme. «C’est la façon dont vous présentez votre travail qui dit ce que vous pouvez offrir». Un livre est toujours jugé par sa couverture dans cette industrie.

In conclusion, Maciaq has truly contributed in the evolution of fashion in Haiti. As an inspiration to the Haitian youth, he advises young people to not practice the craft negligently. This is not just a hobby it is art and it requires constant learning. He advises photographers, makeup artists, models and anyone that may be inspired, that « interest in a craft is not enough » but endless practice will be the key to success.

En conclusion, Maciaq a vraiment contribué à l’évolution de la mode en Haïti. En tant qu’inspiration pour la jeunesse haïtienne, il conseille aux jeunes de ne pas pratiquer le métier par négligence car ce n’est pas seulement un passe-temps, c’est un art qui nécessite un apprentissage constant. Aux photographes, artistes de maquillage, modèles et à tous ceux qui peuvent être inspirés par la mode; il leur dit que «l’intérêt pour un métier n’est pas assez», mais la pratique sans fin sera la clé du succès.

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